Mobilisation des jeunes contre l’excision en Afrique
FAIT PRINCIPAL
Chaque dix secondes, une jeune fille est victime d’excision dans le monde. Cette pratique, qui touche plus de 230 millions de femmes selon l’Organisation mondiale de la Santé, est particulièrement répandue en Afrique, au Moyen-Orient et dans certaines régions d’Asie.
CONTEXTE FACTUEL
Les mutilations génitales féminines (MGF), également appelées mutilations sexuelles féminines, sont classées en quatre types :
- Clitoridectomie (ablation du clitoris)
- Excision (ablation du clitoris et des lèvres)
- Infibulation (réduction de l’ouverture vaginale par couture)
- Autres formes de mutilations (perforation, incision, etc.)
Ces pratiques sont souvent effectuées sans consentement, sur des filles de moins de 15 ans, et sont justifiées par des traditions ou des rites de passage.
Au Mali, 70 % des filles de 0 à 14 ans auraient déjà subi une excision, et 89 % des femmes âgées de 15 à 49 ans sont concernées, selon l’Enquête démographique et de Santé du Mali pour 2023-2024.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Une nouvelle génération de jeunes Maliens se mobilise pour mettre fin à cette pratique. Une campagne a été lancée pour inciter les femmes à témoigner de leurs souffrances. Malgré l’absence de législation spécifique contre l’excision au Mali, des efforts de sensibilisation sont en cours.
Au Sénégal, bien que la loi interdisant l’excision ait été adoptée en 1999, des statistiques montrent que 14 % des filles restent excisées, et ce taux atteint 43 % dans certaines régions comme Sédhiou.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Les jeunes engagés dans cette lutte espèrent un changement durable dans les mentalités, visant l’éradication progressive de l’excision d’ici 2030, conformément aux Objectifs de développement durable des Nations Unies.
SOURCE
Source principale : Organisation mondiale de la Santé, Enquête démographique et de Santé du Mali, ONG Amref Health Africa.



