Des jeunes de Rilhac-Rancon au service de leur commune
En juillet et août, une trentaine de jeunes âgés de 16 à 17 ans s’engagent dans diverses missions au service de la commune de Rilhac-Rancon, située en Haute-Vienne. Cette initiative leur permet de s’occuper pendant l’été, de gagner un peu d’argent de poche, tout en découvrant le fonctionnement d’une collectivité locale.
Les « opérations argent de poche » proposées par la municipalité représentent souvent la première expérience professionnelle pour ces adolescents. Dans cette commune de 4 800 habitants, Bastien et Simon ont rapidement saisi cette opportunité. Bastien souligne : « Ça fait découvrir des choses que l’on n’a pas forcément l’habitude de voir. Cela apporte toujours un plus pour les études et la vie professionnelle. »
Durant les vacances d’été, ces jeunes réalisent quatre missions d’une demi-journée, encadrées par le personnel de la mairie ou des élus. Lors de notre rencontre, ils étaient chargés de vérifier le balisage des chemins de randonnée. Simon, désireux de tester « de nouvelles expériences », se dit ravi : « Ça m’a permis de découvrir de nouveaux endroits que je pourrais visiter ensuite avec ma famille. »
Sur environ une centaine de candidatures reçues, 33 jeunes ont été sélectionnés pour effectuer quatre missions de trois heures, chacune rémunérée 15 euros. La maire (PS) Nadine Burgaud précise : « Ce n’est pas un contrat avec un salaire. L’esprit est de leur permettre d’avoir un petit peu d’argent de poche, mais aussi de découvrir la collectivité à travers des petites missions. » Cette initiative s’inspire d’un modèle déjà répandu dans le département des Deux-Sèvres.
Nadine Burgaud insiste sur l’importance d’impliquer les jeunes dans la vie de leur territoire. Elle espère que ces missions leur permettront de découvrir de nouveaux métiers et peut-être même de susciter des vocations. Les tâches confiées vont de l’accueil des enfants du centre de loisirs à des travaux d’inventaire, en passant par le désherbage et le nettoyage de véhicules.
À la médiathèque, d’autres jeunes participent à l’inventaire du mobilier. Maël, 17 ans, confie : « Cela permet de découvrir des métiers, ce que font les agents. Je n’imaginais pas ça comme ça. Ce qui nous intéresse, c’est de bouger, sortir, ne pas rester devant la console. »
Pour cette commune rurale, le coût de l’opération s’élève à 2 000 euros, financé par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Cet investissement est jugé essentiel par la maire, qui souhaite que les jeunes prennent conscience des enjeux du fonctionnement communal : « Il faut comprendre que rien n’est gratuit, il y a du travail derrière, des ressources. »
Source : France Télévisions