Des instruments d'une valeur de 50 000 € disparaissent après une éclipse solaire : des inconnus volent le matériel d'un astrophysicien

Des instruments d’une valeur de 50 000 € disparaissent après une éclipse solaire : des inconnus volent le matériel d’un astrophysicien

Le 13 août 2026, une équipe de l’Institut national d’astrophysique italien (INAF) a été victime d’un vol à Perpignan, où près de 50 000 euros de matériel scientifique ont été dérobés dans leur camionnette, selon des informations publiées par QuiFinanza. Alors que les voleurs ont emporté une grande partie du chargement, ils ont laissé sur place le spectrographe solaire, pièce maîtresse de leur expérience, qui venait de réussir son premier test lors d’une éclipse totale observée en Espagne.

Le spectrographe, connu sous le nom de Circular Slit Spectrograph (CISS), utilise un anneau pour capturer la lumière, permettant ainsi d’analyser la couronne solaire à différentes distances simultanément. Cette méthode offre un gain de temps considérable pour l’observation, crucial lorsque la phase de totalité de l’éclipse ne dure que quelques minutes. L’équipe de Federico Landini, basée à l’Observatoire de Turin, a collaboré avec plusieurs institutions italiennes pour développer cet instrument innovant.

Le vol a eu lieu après que l’équipe ait observé l’éclipse depuis l’observatoire astrophysique de Javalambre, en Espagne. Les voleurs ont forcé la camionnette stationnée et ont emporté des équipements spécialisés, notamment une monture 10Micron GM2000, un télescope solaire, une lunette de guidage SharpGuide et une caméra ASI533MM. Ces appareils, nécessitant une expertise particulière, ne sont pas facilement revendables sur le marché noir.

Bien que le vol ne compromette pas l’analyse des données collectées pendant l’éclipse, il prive l’équipe de ses équipements pour les futures campagnes d’observation. Les spectres enregistrés lors de l’éclipse doivent encore être analysés pour évaluer la performance du CISS, qui vise à fournir des informations sur la température, la densité et la vitesse des gaz dans la couronne solaire, une région dont la température atteint plus d’un million de degrés, alors que la surface visible du Soleil est d’environ 5 500 degrés.

Cette situation souligne non seulement les défis de la sécurité des équipements scientifiques, mais aussi l’importance de la recherche en astrophysique pour mieux comprendre les phénomènes solaires.

Source : QuiFinanza.

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