Des habitants s'opposent à la construction de logements sociaux au milieu d'arbres centenaires :

Des habitants s’opposent à la construction de logements sociaux au milieu d’arbres centenaires : « c’est pour nos enfants que nous nous battons »

La colère de certains habitants de La Motte, dans le Var, ne retombe pas. Ce vendredi 5 juillet, ils se sont réunis pour s’opposer à un projet de construction de 50 logements sociaux, qui entraînerait, selon eux, l’abattage de centaines d’arbres dans le quartier du Mitan.

« Eh bien voilà, on est au cœur du crime… » Même plusieurs semaines après cette décision, Éric Martin, président de l’Association de préservation du Roucas (APR), ne comprend toujours pas pourquoi un tel projet verrait le jour dans ce quartier. « C’est ici que vont être érigés 50 logements sociaux, avec toutes les places de stationnement nécessaires », déplore-t-il.

« Tous ces arbres, dont un certain nombre sont centenaires, vont être abattus. »
— Éric Martin, président de l’APR, à France 3 Côte d’Azur

De nombreux habitants se sont regroupés devant le mémorial du Mitan, un site historique où des soldats furent parachutés lors du débarquement de Provence, pour exprimer leur opposition à ce projet.

« Il faudra attendre des siècles pour que les arbres centenaires abattus repoussent jusqu’à la même hauteur. Nous nous battons donc pour nos enfants et nos petits-enfants, mais aussi par respect pour ceux qui sont venus mourir ici. Ce sont les deux piliers de notre mouvement : la protection de la nature, de la faune et de la flore, ainsi que celle du mémorial », ajoute Éric Martin.

Malgré les oppositions, le projet a reçu un avis favorable à l’issue de l’enquête publique en décembre dernier. Désormais, seule la préfecture peut décider d’accorder ou de refuser le permis de construire. Pour la centaine de personnes nées au Mitan, qui y vivent depuis longtemps ou qui viennent de s’y installer, voir ce projet sortir de terre est une véritable source d’inquiétude.

« Nous assumons notre ruralité », explique Marc Donat, l’un des riverains opposés au projet. « Nous n’avons pas de services à proximité. Nous savons que la création de ces logements entraînera celle de nouveaux services, comme des écoles ou des commerces… Or, au Mitan, d’après les sondages que nous avons réalisés auprès de la population, nous ne voulons pas de cela. »

L’association a adressé des courriers à la ministre de la Transition écologique, ainsi qu’aux propriétaires japonais du golf de Saint-Andéol, qui possèdent le terrain concerné, afin de tenter de faire échouer ce projet. Pour l’heure, aucun de ces interlocuteurs n’a répondu à leurs sollicitations.

Du côté de la ville, une délibération adoptée en 2008 prévoyait une contrepartie foncière pour faciliter les constructions dans ce quartier. Depuis, la majorité municipale et le maire ont changé. La nouvelle majorité, dirigée par Bernard Cigarini, se dit également opposée au projet, mais personne n’a souhaité répondre aux sollicitations de notre équipe.

(Source : France 3 Côte d’Azur)

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