Une dizaine d’étudiants en première année de psychologie à Lille contestent le refus de triplement d’année
Une dizaine d’étudiants en première année de licence de psychologie à l’université de Lille (Nord) ont appris le 7 juillet 2026 que leur demande de triplement d’année avait été refusée par l’administration. Face à cette situation, ils dénoncent une décision qu’ils jugent sélective et espèrent susciter une réaction de l’université.
« Je n’ai pas de solution pour la rentrée », déplore Lauriane, étudiante de 22 ans. Elle fait partie des étudiants touchés par cette décision, qui a été critiquée dans un communiqué du syndicat étudiant l’Unef Lille publié le 23 juillet. Dans ce texte, les étudiants soulignent que « forcer les étudiants à trouver une nouvelle inscription en juillet ou août, voire à changer de ville, est inacceptable ».
Lauriane explique avoir reçu un e-mail l’informant qu’elle ne pourrait pas redoubler. Elle avait des notes proches de la moyenne dans certaines matières, mais pas suffisantes pour valider son année. « C’est très dur, on travaille pendant deux ans pour se faire dégager de la fac, ça fait mal », affirme-t-elle.
Le système d’évaluation en place depuis 2020, qui exige d’obtenir au moins 10 dans chaque bloc de compétences pour valider l’année, devrait être remplacé à la rentrée par un système de compensation entre les matières. Cependant, Lauriane n’a pas reçu d’explications satisfaisantes de la part du jury, qui lui a simplement répondu que « le jury est souverain ».
Sondos, une autre étudiante de 21 ans, partage un constat similaire. Elle a validé toutes les matières de psychologie sauf la biologie et n’a pas les moyens de changer d’université. Déterminée, elle a contacté un député, qui a promis d’intervenir auprès de l’établissement.
Selon l’UNEF Lille, le triplement d’année est « très fréquent » et la notification du 7 juillet a été reçue après les examens de rattrapage. Le syndicat affirme que cette décision constitue une manière d’exclure les étudiants de l’université. De plus, l’UNEF souligne une volonté du rectorat de réduire le nombre de places en première année de licence de psychologie, passant de 1200 à 965 places en deux ans.
L’Université de Lille a déclaré que la réussite de ses étudiants est une priorité. Elle a rappelé avoir alerté les étudiants dès septembre, leur permettant de réfléchir à des solutions alternatives. L’université s’engage à examiner chaque cas pour permettre une éventuelle réorientation.
L’UNEF Lille prévoit de continuer à faire pression sur l’administration à la rentrée pour obtenir la réinscription des étudiants concernés.
Source : France 3 Régions

