Ici, il n’y a pas de bombardements : des vacances pour des enfants ukrainiens sur l’île d’Oléron
Sur l’île d’Oléron, dix-huit enfants ukrainiens originaires de Kharkiv sont accueillis en vacances, loin du conflit qui ronge leur pays. Le gérant d’un camping les loge gratuitement, en collaboration avec l’association Øléron se mobilise.
Sur une plage de Dolus d’Oléron (Charente-Maritime), un groupe d’enfants court et s’amuse sur le sable. Jeux de ballon, baignade, bronzette, en maillot de bain, cette journée de début septembre paraît insouciante. Cependant, le passage d’un avion dans le ciel génère une montée de stress chez les adolescents. Les plus jeunes pointent l’aéronef du doigt, tandis que les autres, plus âgés, cherchent à se protéger, craignant un bombardement, comme ils en ont vécu chez eux à Kharkiv.
« C’est le trauma qu’ils ont en eux », confirme Térésa Denkiewics, fondatrice de l’association Øléron se mobilise. « Mais ils sont très solidaires entre eux. Ils sont très souriants. » Sur l’île d’Oléron, les enfants découvrent « un autre cadre de vie ». Térésa souligne que le groupe a « même commencé à s’habituer » à ce nouvel environnement. « Je suis heureuse, car on voit un grand sourire sur leurs visages à chaque fois. »
Le groupe est arrivé d’Ukraine à la fin du mois d’août et a encore un mois complet pour profiter de ses vacances loin du conflit. Tous sont orphelins de guerre. Yégor se réjouit de son séjour : « C’est la première fois que je viens sur une île. Rien que pour ça, c’est déjà extraordinaire. Ici, tout me plaît. Ce sont mes premières vacances. C’est une parenthèse dans ma vie. »
Vira, déambulant dans les allées du camping Les Cercelles, apprécie « le calme ». « C’est paisible, il n’y a pas de drones ou de bombardements. Ça nous ressource et nous permet de penser à autre chose », poursuit-elle.
Depuis leur arrivée, le groupe retrouve ce que devrait être le quotidien d’enfants de leur âge : jouer, rire, se baigner. Eric Paillard, le gérant du camping, a choisi d’accueillir gratuitement le groupe dans ses mobil-homes. « Il est important pour moi d’apporter cette sérénité à ces enfants. Je peux le faire, ça a un sens pour moi », explique-t-il. « On voit déjà une différence entre leur arrivée et maintenant. Ils ont retrouvé le sourire. Ils sont plus sereins. »
Attablés, les enfants mordent à pleine dent dans un filet de poulet pané, impatients de reprendre le jeu qu’ils ont laissé en suspens avant le repas.
Source : France Télévisions



