Licenciements abusifs : des employés chinois font plier leur entreprise grâce à ses clients européens
Li Lei, un jeune diplômé d’une grande université, a récemment partagé son expérience de licenciement brutal par la société Xingyu, un leader dans le secteur des équipements d’éclairage automobile, basé à Changzhou, dans la province du Jiangsu. Recruté en juillet, il témoigne des conditions de travail difficiles et des menaces de réaffectation à des postes moins qualifiés. Dans un article publié sur le portail Sina, il déclare : « Je viens d’être embauché dans le cadre d’un recrutement sur le campus, et à peine un mois après, me voilà sous le coup d’un licenciement. »
Li Lei n’est pas un cas isolé. D’autres employés de Xingyu ont confirmé que sur les 400 diplômés de la même promotion, seuls environ 120 restent actifs dans le groupe, un chiffre qui témoigne d’un taux de radiation de 70 %. Selon certaines sources, le taux de licenciement pourrait atteindre 40 % sur certains sites de la société. Malgré cela, le bénéfice net de Xingyu a atteint 1,62 milliard de yuans (environ 208 millions d’euros) en 2025, enregistrant une hausse de plus de 15 % par rapport à l’année précédente, selon le Shanghai Zhengquan Bao.
Ces licenciements massifs soulèvent des questions sur les pratiques de gestion des ressources humaines en Chine, particulièrement dans un contexte où les bénéfices de l’entreprise continuent de croître. Les employés, confrontés à des choix difficiles, cherchent à faire entendre leur voix, notamment en mobilisant les clients européens de leur entreprise pour dénoncer ces abus.
Source : Sina, Shanghai Zhengquan Bao

