Des emplois fictifs à la RATP ? L’association AC ! Anti-Corruption porte plainte
L’association AC ! Anti-Corruption a déposé une plainte contre X auprès du Parquet national financier (PNF) ce mercredi 12 août, dénonçant un système présumé d’« emplois fictifs » impliquant des élus à la RATP. Cette procédure cible de nombreux responsables d’Île-de-France.
Cette affaire a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux. AC ! Anti-Corruption affirme que cette plainte vise des « élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique », ce que la Régie conteste fermement.
La plainte fait suite à une précédente action contre X, qui visait notamment le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, soupçonné de détournement de fonds publics et d’emploi fictif, après un article du Canard enchaîné évoquant un cumul de fonctions à temps plein à la RATP.
Cette nouvelle plainte, qui s’appuie sur des accusations de « détournement de fonds publics », « favoritisme » ou « faux et usage de faux », est renforcée par un article récent du Canard enchaîné intitulé « 200 agents de la RATP sur la bonne voie ».
Éric Halphen, président d’honneur d’AC ! Anti-Corruption, a déclaré : « Ce qui nous intéresse, c’est le système qui a pu exister à un moment donné au sein de la RATP, avec un certain nombre d’emplois que l’on pourrait qualifier de complaisance. »
La RATP dément les allégations
Interrogée, la RATP a démenti ces accusations, affirmant qu’elle respecte les règles de droit commun, y compris la loi du 22 décembre 2025, qui permet de concilier l’exercice d’un mandat d’élu local avec la vie professionnelle des salariés.
L’association souligne qu’il existerait un « système organisé et structuré d’emplois fictifs » pour des élus à la RATP, précisant que certains auraient été rémunérés pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence ni fiche de poste identifiable.
Bally Bagayoko, en réponse à la première plainte, a dénoncé une « volonté de le discréditer politiquement » et a affirmé que « confondre un mandat électif avec un poste salarié » est destiné à faire croire à une fraude.
Appel à la transparence
Concernant Bally Bagayoko, la RATP a précisé qu’il avait été recruté en 2001 après avoir passé les entretiens d’embauche nécessaires. Valérie Pécresse, présidente d’Île-de-France Mobilités, a appelé à une transparence totale sur la politique de recrutement de la RATP pour dissiper tout soupçon d’emplois fictifs.
La RATP a également indiqué qu’elle fournirait à la justice tous les documents nécessaires si celle-ci décidait de se saisir de l’affaire.
Source : AFP



