Des CRS en renfort dans le Var refusent leur hébergement en raison de la chaleur
Ce vendredi 17 juillet 2026, trois compagnies de CRS déployées aux abords de Toulon (Var) et de Marseille (Bouches-du-Rhône) ont refusé les hébergements qui leur étaient proposés. En cause notamment : la chaleur des chambres, où il faisait plus de 30 degrés. Un cas de figure qui s’était déjà produit un mois plus tôt.
Deux compagnies de CRS, arrivées dans le Var, ont décliné les lieux d’hébergement proposés dans les communes d’Ollioules et du Muy, près de Saint-Raphaël. Le thermomètre affichait près de 30 degrés en matinée, malgré la présence de ventilateurs et d’un système de climatisation. De plus, le test permettant de déceler la présence de bactéries pouvant causer la légionellose, infection pulmonaire sérieuse, n’avait pas été effectué avant leur arrivée, alors qu’il est obligatoire. Environ soixante CRS, venus de Montélimar (Drôme) et de Saint-Omer (Pas-de-Calais) pour une mission de renfort saisonnier, ont donc refusé de s’installer. Leur déploiement était prévu jusqu’au 20 août 2026 dans les environs de Toulon, Hyères et La Seyne-sur-Mer.
Rudy Mana, porte-parole de l’UNSA, a déclaré : « Lorsqu’on demande à des CRS d’asr la sécurité de nos concitoyens, la moindre des choses c’est de leur proposer des conditions décentes d’hébergement. » Ce problème n’est pas isolé en France. D’autres CRS de Cenon, près de Bordeaux (Gironde), ont rencontré des difficultés similaires à Marseille, au lycée hôtelier Bonneveine, où les conditions de température et de propreté n’étaient pas adéquates.
Le syndicat Alliance a également critiqué un « manque d’anticipation de la hiérarchie ». Fin juin 2026, deux autres compagnies de CRS avaient déjà refusé de s’installer à Ollioules pour les mêmes raisons. Les autorités envisagent de loger les CRS de Montélimar à l’hôtel en attendant une solution pérenne, tandis que les deux autres compagnies restent en attente d’hébergement.
Source : Ici Provence.
