Douze des dix-sept clubs français de short-track, dont celui de Belfort, souhaitent quitter la Fédération française des sports de glace (FFSG) pour intégrer la Fédération française de roller et de skateboard (FFRS). Au-delà d’un simple changement administratif, les patineurs de vitesse espèrent bénéficier de meilleurs moyens et d’un accompagnement renforcé. Explications.
Pour les patineurs de vitesse, la situation au sein de la FFSG semble de moins en moins satisfaisante. À l’instar du long-track, qui a changé de fédération en 2022, le short-track pourrait également quitter la FFSG pour rejoindre la FFRS.
C’est ce que réclament douze des dix-sept clubs français, y compris l’Association sportive municipale Belfort Vitesse (ASMB Vitesse).
Il y a un an, le club de Belfort a été contacté par un collectif représentant plusieurs clubs de short-track. L’objectif était de proposer un plan visant à améliorer les conditions et la reconnaissance de cette discipline en France. Maud Briquet, présidente de l’ASMB Vitesse, a rapidement adhéré à l’idée : « Nous savions déjà la plupart des arguments, mais il était réconfortant de réaliser que nous n’étions pas seuls.«
On croit en la force du collectif. On est convaincu qu’on ira plus loin avec la FFRS.
Maud Briquetprésidente de l’ASM Belfort Vitesse
Depuis plusieurs années, un climat d’incertitude entoure le patinage de vitesse. Les clubs dénoncent « un développement à l’arrêt« , « une communication trop faible » et « un accompagnement fragile« . Maud Briquet souligne : « Nous sommes une discipline olympique, mais nous nous sentons laissés pour compte. Nous souhaitons former nos éducateurs et développer notre potentiel, mais rien n’est possible avec la FFSG. Nous perdons des licenciés, et aucune initiative n’a été prise pour attirer les jeunes vers nos clubs. On mérite mieux.«
Depuis le changement de fédération du long-track en 2022, aucune installation française n’a émergé, bien que la prise en charge des athlètes ait été améliorée. Cependant, les athlètes français doivent encore s’entraîner et concourir à l’étranger, en Allemagne ou en Italie.
Du côté du short-track, les résultats ne sont pas à la hauteur. Douze clubs ont donc sollicité la FFRS. Maud Briquet affirme : « Nous avons été très bien reçus« . Les représentants de la FFRS ont montré un intérêt pour leurs projets et ambitions.
Malgré des discussions avancées avec la FFRS, Maud Briquet rappelle que « rien n’est encore fait« . Certains s’interrogent sur le fait qu’un sport d’hiver rejoigne une fédération associée aux sports d’été. Néanmoins, la présidente du club belfortain souligne les similitudes entre les disciplines de glisse : « Ces sports sont complémentaires. Nos licenciés pratiquent le roller lorsque la saison de piste est terminée.«
Les clubs espèrent également une harmonisation des disciplines de patinage de vitesse. Aujourd’hui, les athlètes de long-track doivent prendre une double licence, ce qui engendre des coûts supplémentaires et des déplacements.
La FFRS a montré son intérêt, tandis que la FFSG n’a pas engagé de discussions pour convaincre les clubs de rester. Les démarches pour le changement administratif doivent être finalisées avant le 30 juin. Malgré l’appréhension liée à ce changement, le collectif reste confiant : « Le changement est toujours intimidant, mais il est nécessaire.«
