À Besançon, la politique de fleurissement suscite des tensions

À Besançon, dans le Doubs, la nouvelle politique de fleurissement de la municipalité est source de controverses. Ce samedi 13 juin, plusieurs citoyens ont tenté de déplacer des plantes en pots récemment installées par la municipalité dirigée par Ludovic Fagaut (LR). En réponse, la mairie a décidé de porter plainte.

Un appel à la mobilisation avait circulé sur les réseaux sociaux. Un collectif de citoyens opposés à ce fleurissement « à l’ancienne » s’est réuni à 15 heures sur le pont Battant, un des principaux ponts du centre-ville, pour déplacer des pots de grands palmiers vers l’hôtel de ville. « La ville de Besançon ne sera jamais la French Riviera. Pourquoi persister dans des choix esthétiques qui ignorent les enjeux écologiques et climatiques ? » a déclaré le collectif.

Le collectif a exprimé sa volonté de déplacer d’autres végétaux si la mairie ne réalloue pas le budget de fleurissement, qui a été multiplié de 50.000 à 250.000 euros, vers des projets écologiques ou sociaux.

Cet après-midi-là, sous un soleil radieux, environ dix personnes ont tenté de déplacer les pots de palmiers et de fleurs annuelles, mais leur action a rapidement été interrompue par la police. Deux manifestants ont été interpellés, dont Benoit Cypriani, ancien adjoint à la tranquillité et à la sécurité sous l’ancienne mandature écologiste. Cypriani a déclaré avoir voulu susciter un débat sur la pertinence de ce type de fleurissement face aux défis climatiques actuels.

« J’ai agi en tant que citoyen. Cela me semblait une bonne idée de protester contre cette décision réactionnaire », a-t-il ajouté, soulignant que ces plantes en pots nécessitent un entretien et de l’eau, sans apporter de bénéfices écologiques.

Le maire Ludovic Fagaut a exprimé sa colère, qualifiant l’action de vandalisme et évoquant un vol et une dégradation de l’espace public. Dans un message sur les réseaux sociaux, il a insisté sur la nécessité de faire la lumière sur cet incident.

La municipalité a rappelé que de tels comportements sont inacceptables et a annoncé un renforcement de la surveillance dans la ville.

L’opposition, par la voix d’Anthony Poulin, président du groupe Les Écologistes, a critiqué la politisation de l’action, regrettant que le nom d’un ancien élu ait été mentionné.

Cette tentative de déplacement des pots de fleurs, bien que peu fructueuse, a au moins permis d’ouvrir un débat sur la direction que prend la politique de fleurissement à Besançon, alors que les citoyens s’interrogent sur l’avenir de ces plantes durant l’été.

Source : France 3 Régions

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