Des chercheurs suggèrent que les trous noirs pourraient être des univers cachés
De nouveaux travaux théoriques publiés dans la revue Physical Review D et relayés par 404 Media proposent une alternative aux trous noirs : les gravastars. Ces objets hypothétiques n’auraient ni singularité ni horizon des événements, ces zones où la physique classique cesse de fonctionner dans le cas d’un trou noir.
Selon les physiciens Daniel Jampolski et Luciano Rezzolla, une étoile extrêmement massive, lors de son effondrement gravitationnel, pourrait donner naissance à un objet compact d’un type différent. Au lieu de former un trou noir classique, elle pourrait entrer dans un état dominé par l’énergie noire, permettant l’émergence d’une sorte de mini-univers en son sein.
L’étude présente pour la première fois un modèle de formation statique de ces objets. Les chercheurs imaginent l’effondrement d’un nuage sphérique de matière vers une région centrale appelée espace de de Sitter, qui se mettrait ensuite à se dilater.
Dans ce scénario, deux forces s’opposent : l’effondrement vers l’intérieur de la matière et la poussée vers l’extérieur de cet espace de Sitter, assimilée à un mini-univers en expansion. Cet équilibre mènerait à un objet final extrêmement compact, mais stable.
Pour un observateur extérieur, un gravastar ressemblerait presque parfaitement à un trou noir. Cette hypothèse remet en question les frontières entre les objets les plus extrêmes de l’univers et pourrait expliquer certaines structures sans recourir à une singularité.
Bien que cette idée reste théorique, elle ouvre des pistes nouvelles sur ce qui pourrait se passer lors de l’effondrement d’une étoile massive, tout en relançant le débat sur les limites de notre compréhension actuelle de la gravité et de la matière compacte.
Les chercheurs notent enfin que, dans une description quantique avancée, la région centrale n’aurait sans doute pas une taille nulle, mais une dimension minimale comparable à l’échelle de Planck. Cela suggère que les objets les plus étranges de l’univers pourraient l’être encore davantage qu’on ne l’imagine.
Source : Physical Review D, 404 Media
