Les événements climatiques extrêmes, tels que les inondations, les sécheresses et les pluies torrentielles, ont un impact significatif sur la qualité de l’eau dans les lacs, les rivières et les zones côtières. Ces phénomènes entraînent une dégradation physique, chimique et biologique de l’eau, affectant gravement les écosystèmes aquatiques et les ressources en eau destinées à la consommation humaine. (lemonde.fr)
Les pesticides, utilisés en agriculture pour protéger les cultures, peuvent se retrouver dans l’environnement en s’évaporant ou en étant emportés par les pluies. Ils sont détectés dans la quasi-totalité des cours d’eau surveillés, avec des concentrations particulièrement élevées dans les régions fortement cultivées. Cette pollution est considérée comme forte lorsque l’Indice des Pressions Toxiques Cumulées des Pesticides (IPTC) dépasse 1, un seuil atteint depuis 2008 sur toutes les tailles de cours d’eau et sur environ un site contrôlé sur deux. (notre-environnement.gouv.fr)
Les événements climatiques extrêmes exacerbent cette situation en modifiant les régimes pluviométriques et en augmentant le ruissellement, favorisant le transfert des pesticides vers les milieux aquatiques. Par exemple, les pluies intenses peuvent entraîner une lixiviation accrue des pesticides vers les nappes phréatiques, compromettant ainsi la qualité de l’eau souterraine. (eaufrance.fr)
Face à ces défis, les chercheurs s’efforcent de développer de nouvelles méthodes de surveillance en temps réel de la pollution de l’eau. Ces approches visent à détecter rapidement les contaminants, permettant ainsi une réaction plus rapide et une gestion plus efficace des ressources en eau. L’objectif est de protéger les écosystèmes aquatiques et de garantir l’accès à une eau de qualité pour les populations humaines.
