Des agents d’entretien témoignent de l’état déplorable des chambres d’hôtel en Suisse
Dans les hôtels suisses, des employés font face à des chambres laissées dans un état déplorable par des clients indélicats, avec vomi, nourriture dans le lit ou meubles endommagés. Ces situations, bien que rares selon HotellerieSuisse, compliquent le travail du personnel, déjà sous pression et sans moyens supplémentaires.
Des agents d’entretien rapportent des scènes particulièrement difficiles. Alisia, une employée du secteur, a retrouvé des chambres avec « des restes de nourriture dans le lit, du vomi dans le lavabo, des excréments dans la baignoire ou encore des meubles endommagés ».
Un repas grillé… sur un fer à repasser
Certains clients ne se contentent pas de salir leur chambre. Malgré les interdictions, ils peuvent fumer ou cuisiner à l’intérieur. Alisia évoque notamment un client qui a décidé de faire griller du bacon directement sur un fer à repasser. Ces comportements entraînent des conséquences significatives pour le personnel chargé du nettoyage, qui doit remettre en état une chambre particulièrement sale dans un temps imparti.
Le nettoyage, la désinfection et le remplacement éventuel de certains équipements constituent une charge de travail supplémentaire qui n’est pas nécessairement accompagnée de moyens supplémentaires.
Stefan, ancien directeur de restaurant dans un hôtel quatre étoiles, se souvient d’une scène marquante où un client a fait ses besoins à côté des toilettes, rendant la chambre inutilisable pendant une semaine. Au fil des années, il a constaté une hausse des exigences de certains clients, notant : « Beaucoup veulent payer le prix d’un trois-étoiles, réservent un quatre-étoiles et s’attendent ensuite au service d’un cinq-étoiles. » Il souligne également une dégradation des relations entre clients et professionnels du secteur, exacerbée par la crise du Covid-19, qui a contribué à son épuisement professionnel.
L’hôtellerie appelle toutefois à relativiser
Malgré ces témoignages, HotellerieSuisse rappelle que ces situations restent exceptionnelles. L’organisation professionnelle insiste sur le fait que la majorité des clients laisse les chambres dans un état respectueux, et ces cas ne doivent pas donner une image erronée du secteur.
Source : 20 Minutes



