Le départ de la Golden Globe Race aux Sables d’Olonne
Ils seront seize skippers à quitter les pontons des Sables d’Olonne, ce dimanche à 14h00 pour une course à l’ancienne. Parmi eux, deux Français, dont le navigateur Damien Guillou, l’un des favoris de cette aventure. Une de nos équipes l’a rencontré avant cette course autour du monde.
La Golden Globe Race est considérée comme l’ancêtre du Vendée Globe. Cette course autour du monde, en solitaire et sans escale, a pour objectif de partir des Sables d’Olonne et d’y revenir en passant par les cinq caps. Initiée par le Sunday Times en 1968, cette course se distingue par l’absence de moyens technologiques modernes, y compris l’aide à la navigation par satellite.
Les marins prennent le départ à bord de voiliers de série conçus avant 1988, mesurant entre 9,75 et 10,97 mètres et dotés d’une quille longue. Ces bateaux robustes se différencient des monocoques ultramodernes qui participent aujourd’hui aux grandes courses au large.
La philosophie de la Golden Globe Race repose sur un retour aux origines de la course au large. Lors de la première édition, neuf navigateurs avaient tenté de réaliser le premier tour du monde à la voile en solitaire et sans escale. Seul le Britannique Robin Knox-Johnston avait réussi à boucler l’aventure. Cette première course avait également révélé Bernard Moitessier, qui, alors qu’il pouvait encore prétendre à la victoire, avait choisi de poursuivre sa navigation après avoir passé le cap Horn plutôt que de rejoindre l’arrivée.
Damien Guillou s’apprête à relever ce défi avec son Rustler 36, SOLAREM. « On est sur une épreuve qui reprend les critères de ce qui s’était fait en 1968. Ce sont des bateaux de cette génération, un peu anciens, mais ils ne sont pas si lents que ça contrairement à ce qu’on pourrait penser », confie le skipper.
La Golden Globe Race, Damien Guillou la connaît déjà. Lors de la précédente édition en 2022, il avait dû abandonner en raison d’une avarie mécanique. L’envie de repartir a été immédiate. Quatre ans plus tard, elle est encore plus forte. « Il faut aimer le challenge, aimer les bateaux, préparer les bateaux, et naviguer seul. Cette épreuve regroupe tout ce que j’aime dans le monde de la voile », ajoute-t-il.
Pour se diriger en mer, le navigateur ne pourra pas se fier au GPS, puisqu’il n’en aura pas. Il devra compter sur le soleil, quelques livres de navigation et ses calculs pour utiliser son sextant. Il devra parcourir 30 000 miles non-stop et pourrait être de retour aux Sables d’Olonne dans environ 200 jours.
Quinze autres skippers, dont une seule femme, de onze nationalités différentes, sont également engagés dans cette Golden Globe Race 2026.
Article écrit avec Delphine Jeanneau. Source : France 3 Régions.

