À l’approche des midterms, les démissions s’enchaînent dans l’entourage de Donald Trump
Alors que les élections de mi-mandat se tiendront en novembre et que l’agenda politique américain est particulièrement chargé, Donald Trump vient de perdre deux de ses conseillers les plus fidèles. De tels départs ne sont pas rares à l’approche des échéances législatives, mais ils pourraient handicaper l’administration. Depuis le début de son second mandat, le président a tendance à s’appuyer sur un cercle proche pour diriger le pays. Ces postes vacants occupent une position stratégique alors que la cote de popularité du président a chuté à 33 %, un seuil historiquement bas.
Le 12 août, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé son départ, invoquant la naissance de son deuxième enfant. Quelques jours plus tard, James Braid, conseiller en charge des relations avec le Congrès, a également quitté ses fonctions. Son rôle était crucial pour composer avec une majorité parlementaire républicaine déjà fragile. Avant eux, deux conseillers juridiques, Ed Martin et Dave Warrington, avaient également démissionné, alors que l’administration Trump se prépare à un contrôle parlementaire renforcé et à d’éventuelles poursuites judiciaires.
Un ancien responsable de la première administration Trump a déclaré à Politico que le personnel anticipe un blocage institutionnel et se demande s’il vaut la peine de rester exposé aux difficultés politiques quotidiennes. Les démissionnaires ont depuis annoncé leur intention de rejoindre le secteur privé.
Ces démissions pourraient également refléter une stratégie proactive pour chercher de nouveaux emplois tant que leur réseau a encore de l’influence, certains anticipant une victoire des démocrates à la Chambre des représentants et au Sénat, ce qui compliquerait leur capacité à valoriser leurs expertises.
Taylor Rogers, une autre porte-parole de la Maison-Blanche, a tenté de rasr, affirmant que l’agenda présidentiel se poursuivra comme prévu. Cependant, remplacer les démissionnaires pourrait s’avérer difficile, notamment pour le poste de porte-parole, jugé crucial par de nombreux observateurs.
Source : L’Express



