Démence : ce que les États doivent changer pour protéger notre cerveau au-delà des conseils habituels

Démence : Réformes nécessaires pour la protection cognitive

Bien manger, bouger, éviter l’isolement. Ces recommandations pour lutter contre la dégradation des capacités cognitives sont bien connues et largement diffusées. Cependant, pour réduire le risque de démence ou en retarder l’apparition, la volonté individuelle est-elle suffisante ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la démence touche plus de 57 millions de personnes dans le monde, un chiffre en constante augmentation, particulièrement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Dans une mise à jour de son Plan d’action mondial sur la réponse de santé publique à la démence (2017-2025), l’OMS souligne que jusqu’à 45 % du risque de démence peut être attribué à des facteurs modifiables.

Les recommandations révisées de l’OMS incluent des mes pratiques pour réduire ce risque. Parmi elles, l’encouragement à participer à des activités de stimulation cognitive et à s’engager socialement. De plus, l’alimentation joue un rôle crucial ; l’accent est mis sur des régimes tels que le régime méditerranéen et le régime DASH, riches en nutriments bénéfiques.

Un autre point crucial est la prise en charge des maladies et problèmes de santé associés, comme l’obésité, la perte auditive et la perte de vision. Une meilleure gestion de ces conditions pourrait prévenir jusqu’à 9 % des cas de démence.

Un ajout significatif dans le rapport est la prise en compte de la pollution de l’air, qui affecte 99 % de la population mondiale. L’OMS estime qu’éliminer la pollution atmosphérique pourrait réduire d’environ 3 % les cas de démence.

Enfin, l’OMS préconise des interventions « multidomaines », prenant en compte les multiples facteurs de risque qui s’accumulent tout au long de la vie. Cela inclut l’activité physique, la prise en charge de la dépression, et un suivi des risques métaboliques.

Ces recommandations, si elles sont mises en œuvre par les États, pourraient avoir un impact significatif sur la santé cognitive des populations, soulignant l’importance d’une action collective pour inverser la tendance actuelle.

Source : Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

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