L’économie lunaire pourrait atteindre 556 milliards de dollars d’ici 2050, selon Deloitte
La Lune ne fait plus seulement rêver les scientifiques, elle attire désormais les géants de la finance et du business. Un rapport du cabinet Deloitte, révélé par Fortune, indique que l’économie lunaire pourrait peser jusqu’à 556 milliards de dollars d’ici à 2050. À titre de comparaison, le produit intérieur brut (PIB) actuel de l’Irlande est estimé à 540 milliards de dollars.
Le cabinet estime que cette manne financière reposera sur deux grands piliers : les infrastructures indispensables sur place, telles que le transport, l’énergie, les télécommunications et les systèmes de survie, ainsi que toutes les activités commerciales et industrielles.
Cet engouement est galvanisé par le programme Artemis de la NASA, qui vise à implanter une base permanente et habitée sur notre satellite dans les prochaines années. Des acteurs majeurs comme SpaceX et Blue Origin travaillent à des allers-retours continus entre la Terre et la Lune, créant ainsi un écosystème commercial à part entière, également dédié à préparer les explorations vers Mars.
L’économie lunaire s’appuiera en grande partie sur l’exploitation des ressources locales, notamment la glace d’eau piégée aux pôles. Cette eau pourra être transformée en hydrogène et oxygène liquides, utilisés comme carburant de fusée, permettant ainsi d’installer des « stations-service spatiales ». Actuellement, envoyer un kilo de carburant depuis la Terre jusqu’à la Lune coûte environ 36 000 dollars.
Un autre secteur prometteur est celui du calcul informatique. Avec l’explosion des besoins liés à l’intelligence artificielle, délocaliser les centres de données en orbite lunaire pourrait offrir des avantages significatifs, notamment l’accès continu à l’énergie solaire. Par ailleurs, l’extraction de ressources rares comme l’hélium-3, présent dans le sol lunaire, suscite déjà l’intérêt pour l’informatique quantique.
Des entreprises non-spatiales commencent également à investir dans cette économie naissante. Par exemple, la marque de luxe italienne Prada conçoit de nouvelles combinaisons d’astronautes, tandis que le lunetier Oakley développe des visières plaquées or pour protéger les pionniers lunaires des rayonnements solaires.
Deloitte conclut que l’économie lunaire pourrait être un moteur de croissance significatif, avec des investissements déjà en cours de la part de plusieurs acteurs, tant dans le domaine spatial que dans des secteurs plus traditionnels.
Source : Deloitte, Fortune

