Les récifs coralliens occupent moins d’un millième de la surface des océans, mais abritent un quart des espèces marines. Des scientifiques viennent aussi d’y découvrir plus de 600 espèces de bactéries totalement inconnues.
Publié
Temps de lecture : 1min
<img sizes="(min-width: 1460px) 885px, (min-width: 880px) 60vw, 90vw" alt="Des médicaments du futurs se cachent, c'est certain, dans ces microbes du corail. Photo d'illustration. (Ayman Shalaby / 500px / 500px / GETTY)" width="432" height="243" src="https://www.franceinfo.fr/pictures/WYBAKB-OEW32iEmfUdw9SnAetaM/0x187:2000x1312/432x243/filters:format(jpg):quality(50)/2026/08/10/6a79835e80eb7767322179.jpg" fetchpriority="high"/>Le corail est un organisme complexe, intégrant des éléments animaux, végétaux et minéraux. Les polypes, ressemblant à de petites méduses, s’organisent en colonies et forment un squelette minéral, le calcaire corallien. Ces polypes hébergent des algues qui leur fournissent des nutriments par symbiose.
Récemment, des chercheurs ont mis en évidence que le corail abrite également une diversité bactérienne, dont 99 % des espèces sont encore inconnues.
L’équipe internationale de la goélette Tara a publié les résultats de plusieurs années d’études menées sur 99 récifs de corail dans 32 îles du Pacifique. Grâce à des analyses ADN, ils ont identifié 645 espèces de microbes, dont moins de 1 % étaient déjà répertoriées.
Ces microbes, loin d’être pathogènes, jouent un rôle crucial dans la survie du corail, notamment en renforçant son système immunitaire, comparable à notre propre microbiote, mais avec une diversité encore plus grande.
Les scientifiques ont également découvert un « cluster de gènes biosynthétiques », indiquant la présence de gènes responsables de la production de molécules biologiquement actives, telles que des enzymes, des antibiotiques, des anticancéreux et des anti-inflammatoires. Ces découvertes laissent entrevoir des possibilités de nouveaux médicaments, potentiellement plus variés que ceux dérivés des éponges marines, actuellement la principale source de nouvelles substances médicinales.
Cependant, les récifs coralliens, déjà menacés par le réchauffement climatique, subissent une dégradation rapide. Cette situation souligne l’urgence de préserver ces écosystèmes et la précieuse pharmacopée qu’ils recèlent.
Source : Franceinfo



