Décès de l’artiste israélien Yaakov Agam à l’âge de 98 ans
Le 21 juin 2026, l’artiste plasticien israélien Yaakov Agam est décédé à l’âge de 98 ans, selon une annonce faite par le maire de Rishon Letzion sur les réseaux sociaux. Pionnier de l’art cinétique, Agam a marqué le monde de l’art par ses œuvres innovantes et son approche unique.
Né à Rishon Letzion, Agam, de son vrai nom Gibstein, a étudié en Suisse et en France. Après s’être installé à Paris, il a côtoyé des figures emblématiques telles que Brancusi, Marc Chagall et André Breton. Une de ses œuvres emblématiques, le Salon Agam, conçu pour le palais de l’Élysée, est actuellement exposé au Centre Pompidou à Paris.
Raz Kinstlich, maire de Rishon Letzion, a exprimé sa tristesse sur les réseaux sociaux, qualifiant Agam de « l’un des plus grands, influents et novateurs artistes » de sa génération. Il a souligné que l’artiste avait eu une vie « longue et riche », contribuant de manière significative au monde de l’art.
Agam est reconnu pour ses œuvres monumentales, qui se trouvent dans diverses villes du monde, de Tel-Aviv à La Défense, en passant par Cleveland et Leverkusen. Le site du Centre Georges Pompidou rappelle que « ces œuvres gigantesques essaiment de par le monde ».
En 2026, Agam a reçu le Prix d’Israël, où il a déclaré que « la créativité est le fondement du judaïsme ». Sa vision artistique a toujours été centrée sur l’importance du visuel, affirmant : « La seule langue que je parle c’est le visuel. Les yeux font partie de l’âme. »
Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage artistique mondial.
Source : Franceinfo

