En France aujourd’hui, c’est quatre décès de bébés avant un an pour mille naissances !
Le transfert de la maternité de la clinique de L’Union, près de Toulouse, vers la clinique Croix du Sud à Quint-Fonsegrives, prévu pour le 1er octobre, suscite de vives réactions. Marc Péré, maire de L’Union et conseiller départemental, a exprimé son indignation face à cette décision et a demandé une table ronde réunissant la direction de la clinique, les organisations syndicales et l’Agence Régionale de Santé (ARS).
La fermeture de cette maternité aura pour conséquence d’allonger les distances à parcourir pour les soins et l’accouchement, notamment pour les résidentes du nord-est toulousain. La maternité de L’Union disposait de six lits de néonatologie, qui seront supprimés et non transférés à la nouvelle clinique. Marc Péré a souligné que la baisse de la mortalité infantile est un enjeu national majeur, nécessitant une attention particulière sur l’évolution de l’offre de soins périnataux.
Selon l’Insee, la France enregistre actuellement 4,1 décès avant un an pour mille naissances, en hausse par rapport à 3,5 pour mille en 2011, ce qui représente une augmentation de 17 %. Un enfant sur 250 décède avant son premier anniversaire. Alors que la mortalité infantile continue de diminuer dans d’autres pays européens, la France fait face à une stagnation, voire une hausse, depuis une dizaine d’années.
Marc Péré a insisté sur le fait qu’un bébé né en Espagne ou en Italie a aujourd’hui un risque de décès avant son premier anniversaire nettement inférieur à celui d’un bébé né en France. Il a évoqué plusieurs facteurs d’échec, notamment la hausse des grossesses à risque, l’aggravation des inégalités sociales de santé, et les difficultés croissantes du système de périnatalité, notamment les fermetures de maternités et les pénuries de personnel.
Source : La Dépêche