Face aux feux de forêt, de nouveaux volontaires rejoignent les sapeurs-pompiers
Devant la hausse des épisodes de feux de forêt, le centre de secours de Saint-Gaultier, dans l’Indre, accueille de nouvelles recrues. Quatre candidats sont venus finaliser leur dossier et échanger avec le chef de centre. Des profils différents, réunis par une même envie : être utiles sur le terrain.
Ils sont quatre nouveaux candidats à avoir franchi les portes de la caserne de Saint-Gaultier. Ce jour-là, ils sont venus remplir leurs dossiers et échanger avec le chef de centre sur leur futur engagement comme sapeurs-pompiers volontaires. Parmi eux, Smaïl, 39 ans, a pris sa décision il y a seulement deux semaines. « Ça m’effrayait un peu parce que je ne savais pas si je serais prêt à avoir tout ce qu’on peut voir en tant que pompier », explique-t-il. Mais après réflexion, il a choisi de s’engager. « Autant être sur le terrain pour donner un coup de main », résume-t-il. Le récent incendie de la Brenne a notamment conforté sa décision. En voyant les animaux piégés et les dégâts provoqués par les flammes, il ne se voyait plus rester chez lui. « Je me suis dit : Je ne serais pas en accord avec moi-même. »
Pour le sous-officier spécialiste des feux de forêt, cet afflux de nouvelles candidatures est une bonne surprise. C’est une première pour le centre de secours de Saint-Gaultier, qui doit même réfléchir à l’organisation de l’accueil de ces nouveaux volontaires. La caserne compte déjà 22 sapeurs-pompiers volontaires, régulièrement sollicités. Après les formalités administratives, les nouveaux candidats découvrent les locaux et les différents véhicules d’intervention, prêts à partir à tout moment.
Les nouvelles recrues viennent d’horizons variés. Éloïse s’apprête à passer son bac. Louane connaît déjà bien le monde des pompiers puisque ses parents sont eux-mêmes sapeurs-pompiers. Sabine, de son côté, est agricultrice. Pour cette dernière, rejoindre les pompiers répond aussi à une volonté de rapprocher deux univers particulièrement concernés par les incendies. « Je me suis aperçue qu’il y avait besoin d’une cohésion entre agriculteurs et pompiers », souligne-t-elle. Elle estime que les liens entre les deux professions restent encore trop flous et souhaite contribuer à améliorer cette coopération sur le terrain.
L’arrivée de ces nouvelles recrues tombe à point nommé. À Saint-Gaultier, le nombre d’interventions augmente chaque année. Le centre en a comptabilisé 400 l’an dernier et en totalise déjà autant en seulement huit mois cette année. Une activité qui pèse sur les équipes. L’adjudant-chef, spécialiste des feux de forêt, reconnaît que la charge devient importante pour les volontaires. Et l’été n’est pas terminé. L’adjudant-chef a notamment été mobilisé sur l’incendie d’Azay-le-Ferron, près du zoo de la Haute-Touche. Il doit y retourner, car malgré la maîtrise du feu, la chaleur laisse encore des fumerolles à surveiller.
Dans ce contexte, chaque nouvelle recrue compte. À Saint-Gaultier, ces quatre candidats pourraient donc rapidement venir renforcer des équipes déjà très sollicitées, alors que la saison des feux de forêt se poursuit.
Source : France 3 Régions



