Attentat du Petit-Clamart : De Gaulle réagit avec sang-froid
Le 30 août 1962, le général de Gaulle a échappé à une tentative d’assassinat lors d’un attentat à Petit-Clamart. Réagissant à cette attaque, il a déclaré : « Cette fois, c’était assez tangent. », soulignant la gravité de la situation. Ce guet-apens, mené avec des armes de guerre, soulève des questions sur les complicités qui ont pu l’entourer et sur l’impact que cela pourrait avoir sur son leadership.
Un parlementaire proche de de Gaulle a exprimé son inquiétude, affirmant que les assassins visaient à détruire « tout à la fois, à travers la personne du chef de l’Etat, la République, la démocratie et notre liberté ». Ce constat met en lumière l’instabilité d’un État qui repose sur une seule figure, rendant la France vulnérable face à des actes de violence.
Après l’attentat, de Gaulle a confié à un proche : « Sur le moment, j’ai pensé : ce ne serait pas une mauvaise fin. » Cette réflexion témoigne de son détachement vis-à-vis de sa propre personne, préférant se concentrer sur l’héritage de son personnage politique.
Des discussions sur la nécessité de réformer la Constitution se sont intensifiées. Un interlocuteur a suggéré que de Gaulle pourrait être critiqué pour avoir adapté la Constitution à ses propres fins. Il a souligné l’urgence d’une réforme, arguant que seul de Gaulle pouvait l’initier. Toutefois, des inquiétudes subsistent quant à l’éventuelle élection du président au suffrage universel, qui pourrait renforcer la personnalisation du pouvoir.
En conclusion, la crise actuelle soulève des questions fondamentales sur l’avenir de la République française, alors que le général de Gaulle continue de naviguer dans un contexte politique tumultueux.
Source : L’Express, 30 août 1962.



