David Lisnard brigue un nouveau mandat à la tête des Maires de France
David Lisnard, candidat de la droite libérale à la présidentielle, a annoncé jeudi sa volonté de briguer un nouveau mandat à la présidence de l’Association des Maires de France (AMF). Dans un entretien accordé au Figaro, le président sortant a déclaré : « Je veux poursuivre notre action à la tête de l’Association des maires de France pour que la voix des maires ne s’éteigne pas », tout en exprimant sa fierté pour le travail accompli durant les cinq dernières années, notamment en faveur de la ruralité.
Maire de Cannes et membre de la liste Nouvelle Énergie, Lisnard se retrouvera face à Philippe Laurent, maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) et candidat UDI, lors d’un scrutin prévu du 23 au 25 novembre lors du Congrès de l’association. Les 34 330 adhérents de l’AMF voteront par voie électronique, représentant presque l’intégralité des communes de France.
Interrogé sur un potentiel conflit d’intérêts entre sa présidence de l’AMF et sa candidature à l’élection présidentielle, Lisnard a qualifié ces interrogations « d’absurdes et malveillantes ». Il a rappelé que ses prédécesseurs avaient souvent exercé des mandats ministériels ou parlementaires tout en menant des campagnes nationales. Il a ajouté qu’il se mettrait en retrait de l’association durant la campagne officielle si sa candidature à l’Élysée se confirmait, avec une direction collégiale prenant le relais.
Le renouvellement des instances de l’AMF se composera de trois scrutins distincts : l’élection du président, celle du bureau (36 membres) et celle du comité directeur (100 membres). Pour l’élection du président, 11 parrainages de membres des instances dirigeantes sont nécessaires. Lisnard a déjà recueilli 106 parrainages, tandis que Laurent en a obtenu 13. Pour le bureau et le comité directeur, Lisnard et le socialiste Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse, ont formé une liste d’union transpartisane, tandis que Laurent n’a pas présenté de liste concurrente.
Jean-François Debat a précisé que cet accord n’était pas un partenariat politique, mais un accord de gouvernance pour maintenir un pilotage transpartisan de l’AMF, unissant leurs efforts pour défendre la décentralisation et renforcer les libertés locales.
(Source : Le Progrès)

