Dans ces 10 romans, partir en vacances était une très mauvaise idée

Dans ces 10 romans, partir en vacances était une très mauvaise idée

Les brochures touristiques vantent des plages ensoleillées, des hôtels accueillants et des îles propices au repos. Toutefois, la littérature, souvent plus réaliste, expose une vision moins idyllique des vacances. Les récits de dépaysement incluent souvent des thèmes tels que le mensonge conjugal, l’amnésie, la noyade et même des diplomates nazis.

Entre janvier et juin 2026, dix romans en français explorent cette facette moins reluisante des vacances, allant de la littérature générale au polar, en passant par l’anticipation climatique, la romance, le roman queer, et la fiction historique. Cette sélection met en avant des maisons d’édition indépendantes et de taille moyenne.

Le Nord à contre-jour, d’Aude Seigne (Zoé)

Une femme, son compagnon et leurs trois enfants prennent le train pour le Danemark, espérant prouver que leur famille recomposée fonctionne. Sur place, les tensions surgissent, révélant les différences éducatives et les jalousies. Aude Seigne met en lumière les petites fiss d’un modèle familial qui nécessite des ajustements.

Un été sans fin, de Joseph d’Anvers (Rivages)

Paul Sinner se réveille sur l’île grecque de Perasma après un accident de voiture. Amnésique, il tente de reconstituer son passé. Joseph d’Anvers interroge le fantasme de tout oublier et de recommencer, tout en soulignant que certaines existences ne se réécrivent pas sans cicatrices.

Une pension en Italie, de Philippe Besson (Julliard)

Dans les années 1960, une famille française séjourne dans une pension toscane. Un événement irréversible bouleverse leurs vies et un secret familial émerge. Philippe Besson mêle enquête, désir et mémoire, révélant les vérités cachées derrière des façades idéales.

Les Fantômes de Shearwater, de Charlotte McConaghy (trad. Marie Chabin – Gaïa)

Dominic Salt et ses enfants attendent l’évacuation d’une île menacée par la montée des eaux. L’arrivée d’une naufragée fait ressurgir les secrets familiaux. McConaghy allie anticipation climatique et huis clos, soulignant que les destinations « préservées » méritent une attention particulière.

Hôtel Avallon, de Maggie Stiefvater (trad. Héloïse Esquié – Seuil)

En 1942, June Hudson dirige un hôtel thermal des Appalaches, mais l’arrivée de diplomates des puissances de l’Axe transforme l’établissement en enclave sous tension. Stiefvater crée un microcosme où se mêlent privilèges, secrets et conflits.

Au fond du lac, de Jacopo De Michelis (trad. Anatole Pons-Reumaux – HarperCollins)

Pietro Rota revient à Montisola, où il découvre un meurtre lié à son passé. L’enquête rouvre des bless familiales et historiques. Ce roman montre que les paysages admirables peuvent dissimuler des rancœurs.

Vacances en famille, de Shalini Boland (trad. Étienne Gomez – Le Livre de poche)

Beth et sa famille échangent leur maison contre une villa en Italie. Ce qui semblait être un rêve se transforme en cauchemar lorsque des incohérences émergent. Boland aborde le thème de la méfiance dans les échanges de logements.

Pas perdu, de Benoît Coquil (Rivages)

Marlon, presque 18 ans, transforme un champ de maïs en labyrinthe pour sauver la ferme familiale. Ce projet attire des visiteurs, mais l’été devient aussi le théâtre de désirs et de menaces. Coquil traite de l’émancipation queer et des crises agricoles dans un cadre rural.

L’Adieu à Venise, de Thierry Brunello (La Martinière Littérature)

Angelo, amoureux de Luca, se retrouve confronté à l’Histoire lorsque son frère rejoint la milice fasciste. Son retour à Venise, des décennies plus tard, l’oblige à affronter ses souvenirs. Brunello explore les thèmes de l’amour, du cinéma et de l’exil.

Une valise, dix décisions discutables

Rester chez soi ne garantit pas la tranquillité, mais partir en vacances expose à des complications variées, allant des tensions familiales à des événements tragiques. Ces romans rappellent que le voyage désastreux peut offrir une excellente matière littéraire, permettant aux lecteurs de s’évader tout en explorant les complexités de la vie.

Source : Actualitté

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