« Tout doit rester totalement connecté à la terre » : dans l'atelier de Daniel Pontoreau, où la céramique devient géologie imaginaire

Tout doit rester totalement connecté à la terre : Daniel Pontoreau et son atelier

L’artiste Daniel Pontoreau, céramiste et sculpteur, a établi ses ateliers dans une clairière de l’Oise, un lieu enchanteur qu’il a façonné depuis 1980. À l’intérieur, la lumière zénithale met en valeur des sculptures qui semblent converser entre elles, créant une exposition imaginaire où chaque détail est soigneusement pensé.

Dans cet espace, Pontoreau dispose ses œuvres comme sur un échiquier, cherchant à établir un dialogue visuel. Son approche rappelle l’atelier de Brancusi, où chaque pièce est mise en scène avec soin. Les sculptures, souvent composites, mélangent différentes argiles, certaines provenant de lointains pays. Pontoreau souligne l’importance de la matière, affirmant : « Tout doit rester totalement connecté à la terre. »

Un nouveau lieu de création

Un nouveau projet, La Còla, ouvrira ses portes en juillet 2026 dans le village d’Aigne, au cœur des vignobles du Minervois. Ce lieu, dirigé par Olivier Delavallade et soutenu par l’association L’ahah, sera dédié à la création contemporaine, accueillant les expositions de Pontoreau ainsi que d’autres artistes. Il comprendra divers pôles artistiques, dont des résidences d’artistes et un programme éducatif.

Un univers tellurique

Les sculptures de Pontoreau, souvent non taillées et minérales, se distinguent par leur taille et leur rareté. Elles évoquent des paysages telluriques, rappelant les origines violentes de notre planète. À travers ses œuvres, l’artiste recrée l’histoire géologique des pierres, leur conférant une mémoire.

Du Japon au Maroc

Pontoreau a également une forte connexion avec le Japon, où il expose régulièrement, et a établi un atelier au Maroc, un espace qui reflète son goût pour les matériaux bruts et les lumières naturelles. Ses œuvres, souvent minimalistes, interrogent des thèmes tels que la fragilité et le déséquilibre, offrant une réflexion sur notre rapport à la nature.

Conclusion

Les travaux de Daniel Pontoreau, qui seront exposés jusqu’au 1er novembre à La Cóla, soulignent l’importance d’un lien profond entre l’art et la terre. Son approche unique de la céramique et de la sculpture ouvre des perspectives sur la manière dont nous percevons le monde naturel.

Source : Connaissance des Arts

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