La magie du cyclisme féminin, c’est la proximité avec le public
À la veille du grand départ du Tour de France Femmes, un maillot arc-en-ciel déambule tranquillement sur les trottoirs et les passages piétons de Lausanne. Sans escorte dans un rayon de 100 mètres, on pourrait croire à une simple supportrice ayant ressorti la mythique tunique de championne du monde. Pourtant, il s’agit bien de Magdeleine Vallières, couronnée championne du monde à Kigali il y a dix mois. En tenue officielle, elle traverse la rue avec une tranquillité désarmante pour rejoindre son bus après avoir rempli ses obligations médiatiques. Sa renommée et son palmarès sont indéniablement moins connus que ceux de son homologue masculin, Tadej Pogacar, quintuple vainqueur du Tour de France.
Il est difficile d’imaginer un champion du monde masculin bénéficier d’une telle quiétude dans un lieu public à quelques heures des premiers coups de pédale de la Grande Boucle. « On reste encore très accessibles, mais on sait qu’il y aura beaucoup de monde demain », confie la Canadienne.
La Québécoise ne s’était pas trompée. Samedi 1er août, pour la première étape du Tour de France Femmes 2026, la cinquième édition de l’événement, Lausanne était noire de monde, rassemblant des milliers de spectateurs pour encourager les 147 coureuses du peloton.
Cette édition met en lumière non seulement le talent des athlètes, mais également la relation unique qu’elles entretiennent avec le public, un aspect souvent souligné par les participantes. Le cyclisme féminin, en pleine ascension, continue de séduire un public de plus en plus large, renforçant ainsi sa position dans le paysage sportif international.
Source : Le Soir


