Cyberharcèlement : une candidate LFI aux sénatoriales décrit des menaces de viol.

Cyberharcelée, menacée de viol. Depuis huit mois, cette candidate LFI aux sénatoriales décrit un enfer :

Lilia Mebarkia, candidate LFI aux sénatoriales, victime de harcèlement

Lilia Mebarkia, membre de la liste de La France insoumise (LFI) pour les élections sénatoriales dans le Var, a déposé plusieurs plaintes pour des menaces de viol, de séquestration et pour dégradations de biens. Cette mère de famille toulonnaise déclare subir depuis huit mois un harcèlement qu’elle associe à son engagement politique.

Depuis quelques mois, Mebarkia est la cible d’un cyberharcèlement intensifié, avec des menaces de mort, de viol et de séquestration. Selon un communiqué du parti, « cela s’est fortement intensifié : les faits et intimidations se produisent de jour comme de nuit ».

Elle a décidé de témoigner publiquement, déclarant vouloir rendre son expérience visible plutôt que de rester silencieuse. Aurélien Lacour, référent de LFI dans le Var, souligne que ce n’est pas la première fois qu’elle est victime de menaces.

Les événements ont débuté en février 2026 lors d’une manifestation pour la Palestine, où elle a pris la parole. Des intimidations ont suivi, y compris des dégradations de sa poussette médicale. Malgré des tentatives de porter plainte, Mebarkia a rencontré des policiers qu’elle décrit comme « hostiles ».

Elle a depuis installé des caméras de surveillance et a changé la serrure de sa porte. En juillet, elle a commencé à recevoir des messages menaçants sur ses comptes, bloquant entre dix et quinze profils. Les messages contiennent des détails précis sur sa vie personnelle, augmentant son inquiétude.

Récemment, après un retour de vacances, elle a découvert son appartement dégradé et cambriolé. Mebarkia continue de recevoir des menaces, qu’elle relie directement à son engagement politique et aux discours de haine circulant dans le climat actuel autour de LFI.

Elle espère que la médiatisation de son cas incitera les autorités à prendre les mes nécessaires. « Je souhaite que cela soit pris au sérieux, que la police fasse le lien entre tous les faits qui me sont arrivés », a-t-elle déclaré.

Les menaces et dégradations subies par Mebarkia ne l’empêchent pas de poursuivre son engagement politique. Contacté, le procureur de la République de Toulon n’a pas encore répondu.

Source : ICI Côte d’Azur

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