Cybercriminels, les nouveaux braqueurs : l’enquête de « Cash Investigation »
En avril, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a subi un piratage majeur. Cet été, les services de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), de l’Éducation nationale et l’opérateur SFR ont également été ciblés. À chaque fois, des millions de données d’usagers ont été dérobées.
L’enquête de « Cash Investigation » présente le témoignage de Murielle et Jean-Marc, victimes de cyberescrocs ayant usurpé leur identité et siphonné leurs comptes bancaires. Ce phénomène n’est pas isolé : les fraudes de ce type ont augmenté de 40 % en 2025.
Une vulnérabilité nationale alarmante
Le journaliste d’investigation François Cardona a infiltré des forums clandestins sur le dark web, où les pirates informatiques revendent leurs données à des réseaux criminels. Ces derniers mettent en place des arnaques à échelle industrielle, utilisant des centres d’appels virtuels et des moteurs de recherche pour établir des profils détaillés de leurs victimes. Malgré les efforts des forces de l’ordre pour fermer des sites et arrêter des hackers, souvent très jeunes, la menace persiste.
Interrogée par Élise Lucet, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), Marie-Laure Denis réclame un « financement pérenne et global » pour renforcer les systèmes d’information publics et ériger la cybersécurité en « cause nationale ». L’état des lieux dans le secteur privé est préoccupant, avec une multiplication des piratages suivis de demandes de rançon. À l’issue du reportage, un débat réunira des experts et la sénatrice Nathalie Goulet, qui appelle à une commission d’enquête parlementaire sur les cyberattaques, soulignant ainsi une « vulnérabilité nationale alarmante ».
Source : La Croix
