Cyberattaques : l’Europe, le Royaume-Uni et les États-Unis accusent Moscou

Cyberattaques : l’Europe, le Royaume-Uni et les États-Unis accusent Moscou

Ce lundi 13 juillet, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français, a annoncé la convocation de l’ambassadeur de Russie en France. Cette décision fait suite à des déclarations sur une « vaste campagne cyber aux buts de sabotage et d’espionnage » orchestrée depuis Moscou, ayant ciblé « une dizaine de pays européens ». Son homologue allemand, Johann Wadephul, a également exprimé des préoccupations similaires.

L’Union européenne a condamné les activités cybermalveillantes de la Russie, signalant l’implication du 16e centre du service fédéral de sécurité (FSB). Dans un communiqué, il a été précisé que le FSB a mené des cyberactivités malveillantes affectant l’UE et ses États membres, ainsi que des partenaires internationaux, notamment l’Ukraine. Les pays touchés incluent la France, l’Allemagne, la Pologne, Chypre, les Pays-Bas, l’Autriche, la Slovaquie, la Roumanie et la Finlande.

À Paris, le mode opératoire d’attaque du groupe Turla a été évoqué. Ce groupe a visé des comptes de messagerie du ministère des Armées et le réseau du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à l’ambassade de France à Moscou. Des cyberattaques ont également ciblé un institut de recherche travaillant pour l’industrie de défense française, entraînant l’exfiltration de données sensibles.

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a détaillé l’infrastructure associée à Turla. Une alerte a été émise par une vingtaine d’agences de sécurité de plusieurs pays concernant les méthodes utilisées par le FSB pour compromettre des équipements de réseau mal configurés.

En réponse à ces accusations, des sanctions ont été mises en place, tant par Bruxelles que par Londres, visant des cybercriminels notoires et des groupes liés à la Russie. Ces sanctions représentent un alignement avec des mes déjà prises par les États-Unis contre des acteurs tels que les groupes hacktivistes Cyber Army of Russia Reborn (CARR) et NoName057.

Les autorités roumaines ont également rapporté que 80 % des incidents de cybersécurité dans leur pays sont attribués à des cybercriminels, qui bénéficient du soutien de Moscou. Dan Cimpean, directeur de la cybersécurité en Roumanie, a souligné que ces attaques coïncident souvent avec des décisions politiques en faveur de l’Ukraine.

Ces développements soulignent la montée des tensions géopolitiques et la nécessité d’une réponse coordonnée face aux cybermenaces.

Source : BFMTV, Consilium.europa.eu, diplomatie.gouv.fr, Anssi, Record.media

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