Une cyberattaque sur des réseaux d’alimentation en eau attribuée à l’Iran

Cyberattaque sur des réseaux d’alimentation en eau attribuée à l’Iran

(New York) Une société de cybersécurité a révélé que le mode opératoire d’une attaque survenue dimanche et lundi contre une trentaine de réseaux d’alimentation en eau dans le Minnesota correspond à celui d’un groupe de pirates informatiques lié à l’Iran. Ce constat est également partagé par les autorités américaines, selon plusieurs médias.

L’attaque a causé une interruption de l’alimentation en eau de la petite ville de Braham, située dans la grande banlieue de Minneapolis, pendant près de deux heures avant que le service ne soit rétabli.

D’après le spécialiste en sécurité informatique Tenable, les méthodes utilisées lors de cette cyberattaque « ressemblent » à celles du collectif de cybercriminels CyberAv3ngers, que Washington accuse d’agir sous le contrôle de Téhéran.

Le 22 juillet, quelques jours avant cette attaque, l’Agence américaine de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) avait émis un avertissement concernant une offensive menée par des organisations affiliées à l’Iran contre les systèmes de contrôle en ligne des infrastructures aux États-Unis.

Les autorités américaines semblent privilégier la piste des pirates iraniens, bien qu’elles n’aient pas encore formellement établi leur responsabilité dans cette affaire. Contacté par l’AFP, le FBI n’a pas fourni de réponse immédiate.

En mars, le collectif Handala Hack, également considéré comme dirigé par le régime iranien, avait revendiqué des cyberattaques contre deux sociétés américaines, le fournisseur d’équipements médicaux Stryker et la plateforme de paiements Verifone. Stryker avait confirmé l’incident, tandis que Verifone avait contesté son existence.

Les cybercriminels avaient justifié leur action comme des « représailles » suite à un bombardement attribué à Washington, qui a touché une école primaire à Minab, dans le sud de l’Iran, au début de l’offensive américaine et israélienne contre la République islamique, le 28 février. Selon une enquête interne de l’armée américaine, révélée par le New York Times, cette frappe, qui aurait causé plus de 150 morts, serait attribuée à une erreur de coordonnées lors de la cible d’une base militaire adjacente.

Source : AFP

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *