Crue meurtrière au Népal : « Je n’ai jamais vu une situation pareille »
Au Népal, la récente crue dévastatrice a causé la mort de 781 personnes et 2502 personnes sont portées disparues. Philippe Besson, président de l’ONG « Pompiers de l’Urgence Internationale » (PUI), basée à Limoges, reste attentif à l’évolution de la situation, en attendant l’autorisation des autorités népalaises pour intervenir.
Philippe Besson est le fondateur de PUI, la première équipe de secours française reconnue par l’ONU pour ses opérations internationales. Actuellement, il maintient un contact constant avec ses partenaires sur le terrain pour suivre la situation de près.
Les sauveteurs
Des milliers de sauveteurs, y compris des équipes chinoises, tibétaines et népalaises, sont mobilisés. Philippe Besson souligne que ces équipes possèdent une expérience significative dans la gestion des catastrophes naturelles et sont bien équipées. Il porte une attention particulière à l’utilisation de drones, qui peuvent transporter des charges lourdes, y compris du matériel et des personnes, dans des zones montagneuses difficiles d’accès.
Les conditions
La vague qui a frappé la région mesurait environ 20 mètres de hauteur, emportant tout sur son passage. Philippe Besson décrit la situation comme comparable à un tsunami dans une vallée escarpée, avec de la glace, des roches et de la boue. Actuellement, la boue constitue un obstacle majeur pour les opérations de secours, freinant les déplacements et rendant les recherches encore plus complexes.
Besson indique : « Ils ont du mal à progresser, la hauteur de la boue atteint plusieurs mètres. C’est très long, très compliqué. » De plus, un nouveau lac formé par un glissement de terrain dans la zone sinistrée pourrait engendrer de nouvelles inondations, menaçant davantage les habitants.
Les victimes
Trois jours après la catastrophe, les secours ont retrouvé une fillette et une dame âgée dans les décombres, mais les chances de découvrir d’autres victimes diminuent. Philippe Besson souligne que les chiens de détection, souvent efficaces après un tremblement de terre, ne peuvent pas opérer dans ces conditions boueuses.
L’aide internationale
Les secours sur place incluent des équipes népalaises, tibétaines et chinoises, tandis que PUI a proposé son aide, incluant des tentes, des médicaments et des couvertures, mais n’a pas encore reçu de réponse des autorités. Philippe Besson rappelle qu’il a déjà collaboré avec ces sauveteurs lors du séisme de Katmandou en 2015.
Source : France 3 Régions

