La Chine franchit peut-être une nouvelle étape dans sa quête d’un riz toujours plus performant. Des chercheurs ont identifié le verrou génétique qui empêche de croiser efficacement les variétés asiatiques avec les variétés africaines. Une découverte qui pourrait ouvrir la voie à des récoltes plus abondantes et mieux adaptées au changement climatique.
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avec notre correspondante à Pékin, Cléa Broadhurst
La lance, le bouclier et l’armure : derrière ces trois noms se cache peut-être la clé d’un riz plus productif et plus résistant.
Le riz asiatique offre des rendements élevés. Le riz africain supporte mieux la chaleur, la sécheresse et les sols pauvres, et résiste à plusieurs maladies. Les croiser permettrait de réunir le meilleur des deux.
Mais leurs croisements produisent souvent un pollen stérile. Des chercheurs de l’université agricole de Nankin expliquent pourquoi dans la revue Science. Ils identifient trois gènes responsables de ce verrou. La « lance » libère une protéine toxique qui endommage les cellules du pollen. Le « bouclier » et l’ « armure » peuvent neutraliser cette attaque.
Surtout, les scientifiques ont repéré une lignée de riz compatible avec les deux espèces, capable de contourner cette stérilité.
L’enjeu est stratégique pour la Chine, qui doit nourrir près d’un cinquième de la population mondiale avec moins de 10 % des terres arables.
À terme, ces hybrides pourraient offrir plus de 10 % de rendement supplémentaire. Mais leur qualité et leur résistance aux maladies doivent être améliorées avant une culture à grande échelle.
Source : RFI



