La crise de l’entreposage du combustible nucléaire usé en Corée : alerte pour 2030
La Corée du Sud se trouve à un tournant critique concernant la gestion de son combustible nucléaire usé. Un rapport récent met en lumière les défis croissants liés à l’entreposage de ces déchets, avec une alerte pour 2030 qui pourrait avoir des répercussions significatives sur la sécurité énergétique du pays.
Contexte factuel
Lors du sommet franco-coréen du 3 avril 2026, un partenariat stratégique global a été établi entre la France et la Corée du Sud. Un mémorandum d’entente a été signé entre Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) et Orano, l’entreprise française spécialisée dans le cycle du combustible nucléaire. Cependant, ce MoU se concentre principalement sur la construction de nouveaux réacteurs et l’approvisionnement en combustible, sans aborder la question cruciale du retraitement du combustible usé. Ce cadre institutionnel pourrait néanmoins ouvrir la voie à des discussions sur la gestion des déchets nucléaires, y compris leur entreposage.
Données ou statistiques
Actuellement, la Corée du Sud produit environ 12 000 tonnes de combustible nucléaire usé, dont une grande partie est entreposée dans des installations temporaires. Selon les prévisions, d’ici 2030, le volume de combustible usé pourrait atteindre 20 000 tonnes, dépassant les capacités d’entreposage existantes. Les autorités estiment qu’un plan de gestion efficace doit être mis en place rapidement pour éviter une crise majeure.
Conséquence directe
Si aucune solution n’est trouvée d’ici 2030, le pays pourrait se retrouver face à des défis de sécurité et de gestion des déchets, compromettant ainsi la durabilité de son programme nucléaire. Une coopération renforcée avec la France et d’autres pays pourrait être essentielle pour développer des solutions de retraitement et de stockage à long terme.
Source : Sejong Institute, avril 2026.



