Crise au Toit de Gascogne : des salariés dénoncent des fresques jugées inappropriées dans les sanitaires

Crise au Toit de Gascogne : des salariés taclent des

Crise au Toit de Gascogne : des salariés dénoncent des « fresques inappropriées » dans les sanitaires

Les salariés du Toit de Gascogne, en proie à une crise interne depuis plusieurs mois, attendent des réponses des conseils d’administration de la SCIC HLM et de la SA Gasconne d’HLM, qui se tiennent respectivement ce mardi et demain. Ils critiquent le manque de communication et le management de la direction, dénonçant des choix jugés inappropriés, tout en s’inquiétant pour la pérennité de leurs emplois.

« Personne ne nous tient informés de quoi que ce soit, on se retrouve dans une vraie situation de mal-être… » témoigne une salariée, dont le désarroi est partagé par de nombreux collègues. Tous espèrent obtenir des solutions lors des conseils d’administration, alors que la crise paralyse l’activité de l’entreprise et pèse sur le moral des employés.

« Nous n’avons eu qu’une seule communication des responsables, après la première action de la CGT le 31 juillet, et c’était très peu de chose : on nous a simplement dit que M. Campagnolle restait directeur général et que les présidents prenaient la suite. Mais quelle suite ? On ne le sait toujours pas ! », ajoute-t-elle.

La frustration des employés est exacerbée par le fait qu’ils apprennent des informations cruciales via la presse ou des tracts syndicaux, plutôt que par les canaux internes. « Même notre entourage commence à se poser des questions, à nous imaginer demain sans emploi. C’est une vraie pression pour nous », confie une autre salariée.

Cette situation a également attiré l’attention de Force Ouvrière, qui a suivi le conflit en coulisse. Valérie Guittard, secrétaire générale de l’Union départementale, souligne qu’il n’existe pas de syndicat au Toit de Gascogne, mais que les préoccupations des employés concernant le management sont bien connues.

Le mode de management du directeur est critiqué, avec des méthodes jugées obsolètes. Une syndicaliste explique : « Sa méthode fonctionne peut-être avec les entreprises, mais aujourd’hui, on ne gère plus ses collaborateurs de cette façon. »

Un autre point de discorde concerne les nouveaux sanitaires des bâtiments livrés en 2021, où des fresques jugées « inappropriées » ont été installées. Ces œuvres, notamment une pin-up suggestive, créent un malaise chez de nombreuses employées.

Malgré ces critiques, certains salariés défendent le directeur général. « Je n’ai rien à reprocher à Serge Campagnolle, il a toujours été présent pour toutes les questions qu’on pouvait avoir », affirme une employée.

Cependant, la position de M. Campagnolle semble se fragiliser alors que la crise perdure. Les conseils d’administration à venir pourraient être décisifs, bien que son poste soit régi par le Code du commerce, ce qui lui confère une certaine protection.

Source : La Dépêche

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