Arrêts maladie : Les arrêts longs coûtent plus cher à l’Assurance maladie
Le coût des arrêts maladie est un sujet de débat majeur dans le paysage politique français. Le Premier ministre Sébastien Lecornu et Édouard Philippe, candidat à la présidentielle de 2027, ont tous deux souligné l’importance de cette problématique, mettant l’accent sur la durée des arrêts plutôt que leur fréquence.
Les arrêts maladie longs, définis comme ceux dépassant trois mois, représentent une part significative des dépenses de l’Assurance maladie. Selon les données publiées par la Sécurité sociale, ces arrêts ont constitué 64 % des dépenses d’indemnités journalières, bien qu’ils ne représentent que 13 % du total des arrêts de travail. En revanche, les arrêts courts, qui représentent 73 % des indemnités en 2024, n’ont coûté que 16 % des dépenses totales.
Cette situation est corroborée par des études antérieures. Par exemple, une annexe du projet de loi de finances de la sécurité sociale pour 2026 indique que, bien que les arrêts de moins de huit jours soient les plus fréquents, ils ne représentent que 4 % des dépenses d’indemnités journalières. À l’inverse, les arrêts de plus de six mois, bien que représentant seulement 7 % des arrêts, engendrent 45 % des coûts.
Le coût global des arrêts maladie a augmenté à un rythme supérieur à celui du nombre d’arrêts, en grande partie en raison de l’inflation, de la hausse des salaires, du vieillissement de la population et d’une augmentation des accidents du travail et des maladies professionnelles.
Source : Franceinfo

