De plus en plus d’étudiants ont recours au salariat : le coût de la vie universitaire explose tous les records en 2026 selon l’Unef
Le syndicat étudiant Unef a récemment publié son enquête annuelle sur l’évolution du coût de la vie étudiante en France, révélant une situation alarmante pour l’année 2026. Les étudiants font face à des hausses significatives dans divers domaines, tels que le logement, les frais d’inscription et le budget alimentaire, ce qui impacte particulièrement ceux d’Orléans.
À l’approche de la rentrée universitaire, l’Unef a mis en lumière une augmentation de 35 % du coût de la vie étudiante depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, avec une hausse de 1,66 % sur l’année 2025-2026. Ce constat est valable dans toutes les grandes villes universitaires, y compris en Île-de-France, dans le Grand Est et en Centre-Val-de-Loire. Elodie Bedu, présidente de l’Unef Orléans, souligne que les étudiants subissent de plein fouet les politiques d’austérité, avec des dépenses majeures dans le logement, l’alimentation et les transports.
La contribution de vie étudiante et de campus (CVEC), initialement fixée à 90 euros en 2018, va passer à 105 euros dès la rentrée 2026. Cette augmentation s’ajoute à un contexte où les conditions d’accès aux bourses se sont durcies. Parallèlement, le prix des loyers continue d’augmenter, atteignant une moyenne de 627,11 euros par mois dans le privé (+2,87 %) et 426,36 euros (+1,04 %) pour une résidence du Crous. En conséquence, le reste à charge des étudiants est estimé autour de 1 300 euros, soit 74 euros de plus qu’en 2025.
Face à ces difficultés, de plus en plus d’étudiants sont contraints de trouver un emploi salarié. La présidente de l’Unef Orléans note que les places en CROUS sont limitées, rendant la recherche de logements abordables encore plus complexe. Les quartiers proches des universités, comme Olivet ou La Source, sont rapidement pris d’assaut, avec des loyers devenant prohibitifs.
Depuis l’entrée en vigueur de la me « Bienvenue en France » en 2018, les frais de scolarité pour les étudiants hors UE se chiffrent désormais à 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master, tandis que les étudiants français ou européens paient respectivement 178 euros et 254 euros. Cette situation a été aggravée par la suppression de l’aide au logement (APL) pour les étudiants extracommunautaires, doublant ainsi leurs coûts de vie.
Elodie Bedu conclut en soulignant que l’enseignement supérieur devrait permettre l’émancipation, mais que cette émancipation est compromise par la nécessité de travailler parallèlement aux études. L’Unef prévoit également de publier des données régionales pour mettre en évidence d’éventuelles disparités territoriales dans les coûts de la vie étudiante.
Source : Unef.



