Dans le nord de l’Iran, la vie au rythme des coupures d’électricité et de ses alternatives dangereuses
Mahmoud, épicier à Siahkal dans la province de Gilan, a intégré les coupures d’électricité dans son quotidien. Chaque jour, il consulte le site de son fournisseur d’électricité pour anticiper les interruptions de courant. « Ce n’est pas toujours fiable. L’heure réelle de la coupure ne correspond souvent pas à l’horaire annoncé, ce qui rend toute planification difficile », confie-t-il.
Les coupures de courant sont devenues fréquentes dans cette région, affectant non seulement les commerces, mais aussi la vie quotidienne des habitants. Les ménages se retrouvent souvent dans l’obligation de recourir à des alternatives dangereuses, comme les générateurs à essence, qui peuvent engendrer des risques d’incendie ou d’intoxication au monoxyde de carbone.
Cette situation est exacerbée par une infrastructure électrique vieillissante et une demande énergétique croissante, notamment durant les mois d’été où la climatisation est essentielle. Selon les autorités locales, la capacité de production d’électricité peine à suivre le rythme de la consommation.
Les conséquences de ces coupures sont multiples : perte de revenus pour les commerçants, perturbation des études pour les élèves, et augmentation des risques sanitaires. Dans un contexte où la population cherche des solutions temporaires, la question de la sécurité devient centrale.
La situation à Siahkal illustre un problème plus large en Iran, où des coupures d’électricité sont signalées dans plusieurs provinces. Les autorités doivent trouver des solutions durables pour remédier à cette crise énergétique croissante.
Source : La Croix

