Coupures dans la fonction publique : le PQ rivalise avec les conservateurs
La promesse du Parti québécois (PQ) de réaliser un « grand ménage » dans l’appareil de l’État présente des similarités notables avec le plan récemment annoncé par le Parti conservateur du Québec (PCQ). Éric Duhaime, chef du PCQ, a souligné cette convergence lors d’une conférence de presse.
Le leader du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a exposé un plan visant à reprendre le contrôle des finances publiques en diminuant de 2,5 % les coûts de rémunération dans le secteur public. Cette me pourrait générer des économies de 4,7 milliards de dollars au cours d’un premier mandat péquiste de quatre ans.
De son côté, le PCQ a promis de supprimer 20 000 postes de fonctionnaires, désignés comme équivalents temps complet (ETC), sur une période de cinq ans, avec des économies anticipées de 3,75 milliards de dollars.
Le PQ n’a pas fixé de nombre précis de postes à éliminer, se concentrant plutôt sur un pourcentage de la masse salariale de la fonction publique et parapublique. Les deux partis envisagent principalement d’utiliser l’attrition et un gel des embauches pour atteindre leurs objectifs.
En conférence de presse, Paul St-Pierre Plamondon a noté que la différence dans les économies projetées découle du fait que le PCQ cible uniquement la fonction publique, tandis que le PQ inclut également le secteur parapublic. Éric Duhaime a exprimé son enthousiasme pour le débat, affirmant que bien que les chiffres diffèrent, c’est une discussion enrichissante.
Une autre similitude entre les deux plans est la proposition de créer une entité rattachée au Conseil du trésor, chargée de l’efficacité gouvernementale. Le PQ prévoit que ce « secrétariat à l’efficacité de l’État » révisera en continu les règlements et procédures en place.
Les deux partis comptent également sur l’intelligence artificielle pour réaliser leurs objectifs, tout en s’engageant à ne pas réduire les services directs à la population.
Éric Duhaime a également exprimé sa satisfaction de voir le PQ aborder le sujet des coupures, affirmant que cela démontre un changement dans le paysage politique québécois. Il a encouragé d’autres partis à suivre cette voie.
Source : Radio-Canada

