Pendant la Coupe du monde, ces femmes espèrent que « la France sortira le plus tôt possible »
La Coupe du monde de football, qui commence ce mardi 16 juin à 21h avec un match opposant la France au Sénégal, suscite des préoccupations parmi de nombreuses femmes. En effet, des témoignages recueillis par Marie Vialaret, créatrice du compte Instagram « T’as pensé à » et présidente de l’association féministe éponyme, révèlent une augmentation de la charge mentale liée au travail domestique pendant cet événement sportif.
Marie Vialaret souligne que les grands événements sportifs comme la Coupe du monde tendent à exacerber les inégalités de genre. Selon elle, « un événement comme la Coupe du monde excuse socialement les hommes, il ne faut pas leur en vouloir s’ils ne font pas leur part du travail domestique ». Ce phénomène s’accompagne de témoignages où les femmes se retrouvent souvent à compenser l’absence des hommes, qui se consacrent à suivre les matchs.
Constatations et témoignages
Marie Vialaret a lancé un appel à témoignages sur son compte Instagram, recueillant des récits alarmants. En moyenne, dans les couples hétéros, les femmes consacrent chaque jour une heure et demie de travail domestique supplémentaire par rapport aux hommes, selon les dernières données de l’Insee. Ces chiffres, datant de 2010, montrent la persistance d’un déséquilibre qui pourrait s’aggraver pendant la Coupe du monde.
Des témoignages illustrent cette problématique. L’une des abonnées de Vialaret a évoqué une situation où son mari a refusé d’aller chercher un enfant à une fête d’anniversaire parce qu’il y avait un match à la télévision. Une autre femme a même dû décaler un rendez-vous médical pour s’occuper de son bébé afin de permettre à son mari de regarder un match.
Réactions sur les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux jouent également un rôle dans cette dynamique. Des publications humoristiques et sexistes circulent, où les hommes annoncent leur indisponibilité pendant la Coupe du monde. Un utilisateur de TikTok a même déclaré : « Si vous voulez profiter de nous, c’est maintenant ! Après, on n’existe plus ! ». Ce climat contribue à renforcer les stéréotypes de genre et l’idée que les femmes doivent s’adapter aux loisirs des hommes.
Marie Vialaret conclut que ces témoignages ne sont pas des cas isolés mais reflètent une tendance plus large, où la charge mentale des femmes est souvent négligée pendant des événements tels que la Coupe du monde.
Source : HuffPost
