Coupe du monde 2026 : le Cap-Vert, ce “petit pays” qui “surprend le monde”

Coupe du Monde 2026 : le Cap-Vert, ce “petit pays” qui “surprend le monde”

Alors que les Requins bleus s’apprêtent à faire leurs premiers pas dans une Coupe du monde de football, Visão consacre sa une à leur pays, le Cap-Vert, symbole d’une réussite qui dépasse largement le cadre du football. Le magazine portugais met en avant un “pays qui surprend le monde” et attire aujourd’hui les regards bien au-delà de l’archipel pour de multiples raisons, notamment “la croissance économique, la stabilité politique, les personnalités emblématiques, les succès sportifs et les lieux incontournables”.

En couverture, plusieurs figures incarnent cette ascension. Le footballeur Ianique Stopira, l’un des visages de la sélection nationale, côtoie le chanteur Tito Paris, l’actrice Cleo Diára, la pédagogue Ana Josefa Cardoso ou encore la sommelière Evelina Borges. Ces trajectoires illustrent un pays capable de rayonner dans des domaines variés tels que le sport, la culture, l’éducation ou la gastronomie.

Dans les pages intérieures, le premier reportage résume cette aventure en une formule saisissante : “La nation inventée au milieu de l’Atlantique, façonnée par le vent, le sel, la navigation et un peuple qui a appris à faire beaucoup avec peu, est passée, en quelques décennies, du statut de pays non viable à celui de l’un des champions mondiaux de la croissance.”

Miracle cap-verdien

Cette métamorphose trouve aujourd’hui un prolongement inattendu sur les terrains nord-américains. Le miracle cap-verdien ne se résume pas à une qualification au Mondial. Depuis l’instauration de la démocratie en 1991, la richesse par habitant a été multipliée par cinq. Selon Visão, le pays se classe au huitième rang mondial pour la progression du PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat depuis le début des années 1990, avec une augmentation de 433 %.

“Aujourd’hui, ce petit archipel de dix îles, sans pétrole, sans diamants ni or, est le pays le plus libre d’Afrique”, selon le magazine, qui souligne que l’absence de “guerre de libération” a permis au Cap-Vert de bénéficier d’une “sérénité nécessaire pour se développer”. Trente-cinq ans plus tard, “malgré les défis, la démocratie résiste. Les élections se succèdent. Les gouvernements alternent.”

Alors que les Requins bleus entrent en scène contre l’Espagne ce 15 juin, cette Coupe du monde représente un nouveau chapitre de ce que beaucoup appellent désormais l’“Odyssée créole” : l’histoire d’un “petit pays” chanté par Cesária Évora qui, contre tous les pronostics, continue de transformer ses limites en horizons.

Source : Visão

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