Côte d'Ivoire: le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance [1/3] - Reportage Afrique

Côte d’Ivoire : le parc national de la Comoé préservé grâce à des méthodes modernes de surveillance

Le parc national de la Comoé, situé dans le nord de la Côte d’Ivoire, s’étend sur près d’un million d’hectares, faisant de lui l’une des réserves de biosphère les plus vastes d’Afrique de l’Ouest. Autrefois classé patrimoine en péril en raison des activités illicites menaçant sa faune et sa flore, le parc a également souffert de l’insécurité à la frontière avec le Burkina Faso, notamment à cause des attaques terroristes survenues à Kafolo en 2020 et 2021. Cependant, depuis trois ans, les autorités ivoiriennes ont sécurisé cette région, permettant une relance des activités au sein du parc.

Dans le cadre de cette relance, des méthodes de surveillance modernes ont été mises en place. Le capitaine Louis Gbaza, responsable du suivi écologique à l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), utilise un drone pour inventorier les populations d’hippopotames dans le fleuve Comoé. Actuellement, le nombre d’hippopotames est estimé à près de 200, avec une forte présence de juvéniles, signe d’une reproduction active. Grâce à des technologies avancées, les recensements peuvent être réalisés en moins d’une semaine, avec un taux de confiance d’environ 80% pour les analyses effectuées par intelligence artificielle.

Le parc fait face à divers défis, notamment le braconnage et l’orpaillage clandestin. Le lieutenant-colonel Kissi Dandouss, qui surveille le parc à bord d’un ULM, note que les opérations aériennes ont considérablement réduit le temps que les braconniers peuvent passer sur le terrain. En moyenne, dix personnes sont interpellées chaque mois pour des infractions liées à la faune et à l’environnement, avec des peines de prison variant de six mois à cinq ans selon la gravité des actes.

Les agents de l’OIPR travaillent également à impliquer les communautés locales dans la protection du parc, soulignant l’importance d’une approche collaborative pour la préservation de cet écosystème vital.

Source : RFI

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