Côte d'Ivoire: les habitants s'impliquent autour du parc national de la Comoé pour le protéger [2/3] - Reportage Afrique

Côte d’Ivoire : Les habitants s’impliquent pour protéger le parc national de la Comoé

Le parc national de la Comoé, situé dans le nord de la Côte d’Ivoire, a subi des dégradations durant la crise politico-militaire des années 2000. Depuis sa gestion par l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), des efforts sont déployés pour impliquer les populations locales dans sa protection, en leur proposant des alternatives au braconnage.

À Kokpingué, des agriculteurs cultivent des parcelles de concombre et d’oignons. Jean-Baptiste Ouattara, un des cultivateurs, souligne la rentabilité de l’oignon, qui peut être récolté quatre mois après la plantation, mais mentionne également les défis du travail agricole, nécessitant souvent l’embauche de main-d’œuvre supplémentaire.

L’apiculture et le maraîchage ont été introduits comme activités de substitution pour générer des revenus. Cependant, ces initiatives rencontrent des obstacles. Akoua Ouattara, présidente du groupement des femmes de Kokpingué, rapporte que les deux dernières années ont été difficiles, citant des échecs de cultures dues à des animaux sauvages, tels que des hippopotames.

Malgré ces défis, les habitants sont de plus en plus conscients de l’importance de préserver le parc. Kouamé Ouattara, responsable d’un groupement villageois, indique qu’ils signalent les activités illégales au sein du parc, telles que l’orpaillage et le braconnage, en faisant appel à l’OIPR pour intervenir.

Cependant, des inquiétudes persistent concernant la présence potentielle de groupes armés terroristes dans la région. Le lieutenant-colonel Kissi, chargé de la surveillance aérienne du parc, affirme qu’aucun groupe armé n’a été détecté lors de ses survols, qualifiant les rumeurs de fausses. Actuellement, la principale menace demeure l’orpaillage clandestin, particulièrement dans cette zone frontalière avec le Burkina Faso.

Source : RFI

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