« Quand allez-vous prendre au sérieux la parole des enfants ? » : colère et détermination dans le cortège parisien contre les violences sexuelles

Quand allez-vous prendre au sérieux la parole des enfants ?

Le 4 juillet 2026, près de 100 000 personnes ont défilé à Paris lors de la « grande marche citoyenne contre les violences sexuelles », organisée par la Fondation des Femmes et une coalition de 150 associations. Les manifestants, majoritairement des femmes, ont exprimé leur colère et leur détermination à faire entendre la voix des enfants victimes de violences sexuelles.

Les slogans résonnaient dans les rues : « Je te crois. J’agis », « Un enfant en danger c’est l’affaire de tous », et « L’État dort. Nos enfants meurent ». À 15 heures, le cortège a quitté la place de la Bastille pour se diriger vers la place de la Nation, dans une ambiance festive, malgré la gravité du sujet.

Corinne, une participante de 56 ans, a déclaré : « Il m’est insupportable de me dire que lorsque enfin une victime porte plainte et sort du silence, ça n’aboutisse à rien du tout. Comme si ça n’avait pas existé. » Les organisateurs ont noté une augmentation significative de la participation d’hommes et d’enfants par rapport aux manifestations précédentes.

Contexte factuel

Cette mobilisation fait suite à une série de cas de violences sexuelles sur des enfants, dont celui de Lyhanna, une fillette de 11 ans. Les manifestants ont appelé à une réforme législative, demandant une « loi-cadre intégrale » pour mieux protéger les victimes et renforcer le système judiciaire.

Données ou statistiques

Selon les organisateurs, la mobilisation a rassemblé près de 100 000 participants. Les enfants étaient particulièrement nombreux, ce qui témoigne d’une prise de conscience croissante autour de la nécessité d’écouter leur voix.

Conséquence directe

Cette marche a pour objectif de sensibiliser le public et les décideurs à la nécessité d’agir contre les violences sexuelles, en mettant en avant l’urgence d’une réforme législative et d’une meilleure prise en charge des victimes.

Source : Nouvel Observateur.

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