Au Marché du Soleil à Marseille, la corruption policière payée en paires de baskets ?
Le procès dit du Marché du Soleil à Marseille met en lumière des allégations de corruption passive au sein de la police municipale. Lors d’une récente audience, Grégory P., un homme de 34 ans interpellé pour transport de contrefaçons, a été entendu. Il a contacté Leïla Hireche, gérante du marché, pour savoir si un individu interpellé était « un gars à elle ». Sa réponse, « Non, c’est un gars à mon ennemi numéro 1. Fais-toi plaisir », laisse entendre une collusion entre les forces de l’ordre et le milieu de la contrefaçon.
Un agent de la brigade motorisée, surnommé « Bolo », aurait également informé Hireche par SMS d’opérations en cours, suggérant qu’elle ne serait pas dérangée. Le tribunal correctionnel interprète ces échanges comme des préavis d’éventuels contrôles de la police. Grégory P., visiblement stressé, a admis à la barre : « Sur le coup, je ne voyais pas le mal. »
Trois policiers municipaux sont actuellement jugés pour leur implication dans ces faits au sein d’un marché devenu un « temple de la contrefaçon ». Ce procès soulève des questions sur l’intégrité des forces de l’ordre et leur rôle face à la criminalité organisée.
Source : La Provence
