Corruption en RDC : « Faute de sanctions, ces pratiques sont encouragées », dénonce le collectif CNPAV
Un collectif d’organisations de la société civile congolaise et internationale, connu sous le nom de « Le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV), a publié un rapport le 29 juin dernier. Ce document met en lumière les « disparités des rémunérations entre agents publics », qui, selon le collectif, sont à l’origine d’« inégalités et d’injustices sociales en République démocratique du Congo ».
Le rapport, qui s’étend sur plusieurs pages, dresse un tableau exhaustif des faits de mal gouvernance au sein de l’administration publique. Il souligne l’opacité entourant les salaires des hauts responsables, allant du président de la République aux membres du gouvernement, en passant par les élus et les gestionnaires de grandes structures publiques. Ce manque de transparence soulève des questions sur les priorités dans l’affectation des budgets, souvent orientés vers la consommation au détriment de l’investissement.
Jean Keba, avocat et co-auteur du rapport, a insisté sur l’absence de sanctions effectives contre ces pratiques, ce qui, selon lui, incite à la corruption. Le collectif CNPAV appelle à une réforme urgente pour garantir l’équité et la justice sociale en RDC.
Source : CNPAV
