En Corée du Sud, un projet de fonds pour protéger les travailleurs menacés par l'intelligence artificielle – franceinfo

En Corée du Sud, un projet de fonds pour protéger les travailleurs menacés par l’intelligence artificielle

Face aux suppressions d’emplois liées à l’essor de l’intelligence artificielle (IA), plusieurs députés sud-coréens proposent la création d’un fonds national de solidarité. Ce fonds serait principalement financé par une cotisation imposée aux entreprises qui remplacent des travailleurs par des systèmes d’IA.

La diffusion de l’intelligence artificielle risque de faire disparaître des millions d’emplois. En réponse à cette menace, des parlementaires sud-coréens ont récemment déposé un projet de loi destiné à préparer le pays à l’intégration de l’IA dans tous les secteurs de l’économie. Ce texte, présenté par Lee Hae-min, élue de centre gauche, a reçu le soutien d’autres partis politiques.

L’inquiétude est palpable en Corée du Sud, qui se positionne à l’avant-garde des révolutions technologiques, en particulier dans le domaine de la fabrication de puces. De nombreuses entreprises adoptent rapidement des solutions d’IA, entraînant déjà des suppressions d’emplois. Certains dirigeants estiment que les modèles de langage comme ChatGPT ou Claude peuvent accomplir des tâches humaines à un coût réduit.

Les députés sont conscients que des emplois vont disparaître et souhaitent offrir une aide concrète aux travailleurs touchés. Ils proposent ainsi la création d’un fonds de solidarité nationale destiné à atténuer les effets de l’IA sur l’emploi. Ce fonds serait alimenté par une cotisation de transition vers l’IA, calculée en fonction du nombre d’emplois supprimés ou des économies réalisées sur les salaires grâce à l’IA.

Les ressources de ce fonds serviraient à financer la formation professionnelle et la reconversion des employés perdant leur poste. De plus, il pourrait contribuer à la mise en place d’un revenu minimum pour les victimes de ce chômage technologique. Les entreprises qui s’engageraient à accompagner leurs salariés pour limiter les suppressions d’emplois pourraient bénéficier d’avantages, notamment l’exemption de cette taxe de transition.

Ces propositions doivent encore être soumises au débat parlementaire, qui promet d’être animé.

Source : Franceinfo

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