Notre futur, celui de la planète, ne peut plus se décider sans la jeunesse
Chaque année, les dirigeants du monde entier se réunissent lors de la COP, la « Conférence des parties », pour discuter des solutions visant à limiter le réchauffement climatique, protéger les écosystèmes et soutenir les pays les plus touchés. Cependant, ces décisions sont souvent prises sans la participation des jeunes, qui seront pourtant les plus affectés par les conséquences du dérèglement climatique.
Marcele Oliveira, 26 ans, originaire des favelas de Rio de Janeiro, a été désignée « Championne de la jeunesse » lors de la COP30. Son engagement vise à porter la voix des jeunes, dénoncer les injustices environnementales et rappeler que la justice climatique ne peut se faire sans ceux qui sont en première ligne.
Comment est né ton engagement ?
Oliveira explique que son engagement est né de son expérience personnelle. En traversant Rio pour se rendre à l’université, elle a constaté la disparité entre les espaces verts dans certaines zones et l’abandon des lieux de loisirs dans son quartier. Avec ses voisins, elle a mobilisé des efforts pendant plusieurs années pour obtenir un parc, ce qui lui a permis de découvrir le concept de racisme environnemental, où les injustices touchent davantage les populations pauvres et les minorités raciales.
Quel a été ton rôle au sein de la COP30 ?
Au cours de la COP30, Marcele Oliveira a travaillé pour que les décideurs prennent conscience des conséquences du changement climatique. Elle souligne que les problèmes rencontrés en Amazonie, comme l’assèchement des rivières et la contamination de l’eau, doivent être pris en compte par tous, car ils concernent l’ensemble de la planète.
Est-ce que tu as pu faire bouger les choses ?
Oliveira insiste sur l’importance de la mobilisation collective. Elle note que les actions concrètes menées en dehors de la COP peuvent parfois être plus efficaces que les discussions officielles. Elle appelle à une stratégie commune parmi les jeunes pour exiger une justice climatique et sociale.
Les voix des jeunes doivent être entendues, non seulement pour défendre leurs droits, mais aussi pour garantir un futur viable pour la planète.
Source : We Demain
