COP17 contre la désertification : les peuples autochtones manifestent contre le blocage américain
La COP17 contre la désertification, qui se déroule actuellement en Mongolie, a été marquée par une manifestation à Oulan-Bator le 20 août 2026. Une cinquantaine de représentants des peuples autochtones ont exprimé leur mécontentement face à la position des États-Unis, qui refusent de négocier plusieurs points cruciaux de l’agenda, notamment la participation des communautés locales et des peuples autochtones pour améliorer leur représentation dans la Convention.
Les femmes ont été en première ligne de cette manifestation, qui a résonné de chants et de slogans. Des pancartes, affichant un message commun en espagnol, anglais et français, ont réclamé la reconnaissance et le respect des droits des peuples autochtones. Hindou Oumarou Ibrahim, de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad, a dénoncé les conséquences du blocage américain, en soulignant que les populations sont déjà confrontées aux effets de la désertification. Elle a déclaré : « J’ai ressenti le chaos qu’ils veulent semer. Déjà, les gens chez nous meurent tous les jours à cause de la soif ou de l’avancée du désert. Ce n’est pas acceptable de détruire les rêves ou la seule lumière que les gens pourront voir au bout du tunnel. »
Les États-Unis s’opposent à trois points de négociation : la représentation des peuples autochtones, les questions de genre et les synergies avec d’autres COP, auxquelles ils ne participent pas. Cette opposition a pour conséquence le report des discussions sur la représentation des peuples autochtones. Jennifer Corpuz, activiste philippine, a affirmé : « Nous prenons soin des terres depuis des siècles : nous ne sommes pas un problème, nous sommes une solution. »
Bien que les manifestants aient pu échanger en privé avec la délégation américaine, les discussions n’ont pas permis de rapprocher les positions, décrites comme un « dialogue de sourds ».
Source : RFI



