Contrôles dans les massifs et dépôts sauvages : la police de l’environnement à l’œuvre dans les Bouches-du-Rhône
Dans le parc départemental de la Tour de l’Arbois, les agents de la police de l’environnement, soutenus par la garde départementale et la police municipale de Cabriès, mènent des opérations de contrôle. Ce jeudi 9 juillet 2026, ils se concentrent sur les véhicules à moteur interdits et les dépôts sauvages, dans un contexte de prévention contre les incendies et la pollution des massifs.
Une coopération interservices pour protéger les massifs
Tout au long de l’été, les contrôles se renforcent dans le département pour mieux lutter contre les feux de forêt durant la période estivale. Un dispositif conséquent a été mis en place : deux cavalières, deux quads, deux motos, et deux voitures sont déployés. Cette opération est le fruit d’une coopération entre différents services.
La maire de Cabriès et conseillère départementale en charge de l’environnement, Amapola Ventron, souligne l’importance de la création de la police de l’environnement il y a trois ans. Elle précise que cette initiative a permis de combler un vide dans la législation, apportant une compétence supplémentaire au code de l’environnement.
Les engins à moteur interdits à cause du risque incendie
Les cavalières de la garde départementale occupent des positions stratégiques pour alerter les autres agents par radio. Lors de cette opération, un motocycliste est intercepté. L’accès au massif est strictement interdit aux véhicules à moteur, qu’ils soient thermiques ou électriques, car ils peuvent provoquer des incendies. Le chef de la police municipale de Cabriès, Eric Suzzoni, insiste sur le fait que ces engins peuvent également causer des dommages à la faune et à la flore locales.
De plus en plus de dépôts sauvages
La police de l’environnement est également chargée d’enquêter sur les dépôts sauvages, un problème croissant dans les Bouches-du-Rhône. En 2025, environ 20 tonnes de déchets ont été ramassées sur divers dépôts, tandis que cette année, un seul dépôt a généré 25 tonnes de déchets. Les agents cherchent à identifier les responsables de ces actes.
La maire de Cabriès exprime son désespoir face à l’état de la nature dans sa commune et appelle à des sanctions plus sévères contre les pollueurs. Elle plaide pour une augmentation des contrôles et des peines afin de dissuader les comportements nuisibles à l’environnement.
Source : Radio France – Julia Beaufils
